Le Petit Bal Perdu
« Paris 5e : une guinguette comme au village »
C’était Léna et Mimile, rue Tournefort, là où la Mouff’ se prend pour Montmartre. C’est devenu « le petit bal perdu », comme dans la chanson de Juliette Gréco ou de Bourvil, sous la gouverne de Jean-Francois Roux, qui tient déjà Janou rue Verlomme associé à Jean-Louis Costes. Toujours associé ici avec ce dernier, il a su garder ici le côté vieux bistrot d’autrefois avec son comptoir, ses tables en bois, ses recoins, ses vieilles affiches, le revoyant en guinguette parfaite pour l’été avec sa grande terrasse quasi panoramique, sa cuisine sage, ses prix à l’identique et sa formule du midi à 18,50 € fort bien vue.
Salade de roquette, avec œuf poché et parmesan, asperges mimosa, salade César façon « tonnato » (c’est la mode), ceviche de saumon et patate douce, dorade snackée et ses légumes d’été à l’huile d’olive, steak tartare et pommes grenailles, coquelet rôti avec son jus corsé à l’estragon, cabillaud sauce vierge au citron confit, belle entrecôte de 300 grammes sauce poivre avec ses frites et braves desserts ménagers à peine revus (clafoutis aux cerises, île flottante, mousse chocolat) mettent tranquillement dans le mille.
Le chiroubles de la maison Piron signé du copain Julien Revillon, servi en pot lyonnais, se boit à l’aise (mais qu’on prenne bien garde à le servir frais, surtout par les temps qui courent). Le rosé des Demoiselles à 24 € fait figure de belle affaire, comme d’ailleurs celui de Peyrassol (à 27 €). Et les « noces royales » (mariant poire et cognac en fine liqueur), glissées la au moment du café ponctuent le repas avec gaité.













