Chez Marguerite
« Paris 18e : le p’tit bonheur de Marguerite »
Un bouillon ? Non pas, plutôt un bouchon un peu comme à Lyon, mais à Paris, pile sur le boulevard, avec une ambiance relaxe, le brouilly de rigueur, les petits prix à la carte, la carte changeante au gré du marché, la gentille ambiance, le comptoir desserte en bois, la terrasse sur le boulevard, plus l’arrière-salle un peu cachée : voilà ce qu’ont créé Jérôme Iffenecker, formé à l’école Vatel à Lyon, passé dans quelques bouchons de la capitale des Gones, mais aussi chez les Costes en salle à Paris, sa compagne, la souriante et preste Valérie Bedeaux, qui le relaye en salle.
Nous sommes au pied de l’Elysée Montmartre, qui abrite à la fois un hôtel chic et discret, plus une salle de concert et un lieu propice à l’événementiel. Dans l’assiette, le classique est de mise, franc du collier et bien vu, avec la belle tranche de foie gras (de chez Godart à Sarlat) servie avec son chutney, l’œuf mayo avec sa salle roquette, la salade de lentilles fort bien assaisonnée, les harengs pommes à l’huile et les poireaux vinaigrette : autant d’entrées solides pleine d’à propos.
On y ajoute la brave saucisse purée, le solide et généreux hachis Parmentier, le bon tartare frites (fraîche, quoiqu’un peu « cartonneuses » ces dernières), nourritures sans surprise mais qui se mangent sans faim. Et que l’on a précédé, pour attendre, de radis beurre et de saucisson sec avec rondelles de cornichons.
Le château de Pierreux en brouily, on l’a dit, se boit sans soif et les desserts (pavlova aux fraises, tarte aux poires et framboises et profiteroles au chocolat) font retomber en enfance. Que de demander de plus à la vie pour un lundi ?














