Bistro Djougo
« Paris 17e : Julie et Hugo vont en bistro »
Le bistro Djougo ? Un bistrot de coin de rue, simple et avenant imaginé par Julie Coutant et Hugo Melin, jeune couple dynamique et volontaire. Ils ont mêlé là leurs deux prénoms pour l’enseigne, créant un rade moderne et gourmand avec ses pierres apparentes, ses luminaires contemporains, son grand comptoir en bois qui semble surveiller la salle, ses banquettes confortables.
Leur propos ? Faire plaisir à tous, sans prétention, mais avec des produits de qualité, des mets bien sourcés, le tout non loin de l’Etoile et au pied de l’avenue Carnot. Les mets changeants (tarifés 20 €) au gré d’un semainier éclectique, reflétant le marché et l’air du temps, se doublent d’un choix de belles viandes, maturées ou non, sélectionnées chez « All Meat« .
Des exemples de ce qu’ils servent ici ? Velouté de maïs bien corsée avec son huile de paprika fumé et popcorn, gravlax de saumon avec sa crème à l’aneth citronnée, oeuf parfait avec sa duxelles de shiitaké, pleurotes et pancetta ou encore os à moelle joliment cuisiné et présenté avec art font des hors-d’oeuvre de choix. Auxquels on ajoute le boudin noir revisité du regretté Christian Parra.
En plats, filet de dorade avec betteraves, Granny Smith et fromage frais, « chuck flap » (la tendre basse-côte de boeuf), avec ses frites maison, sa sauce chimichuri, suprême de poulet cuit à basse température avec sa polenta crémeuse et sa sauce poulette au zaatar assurent avec joliesse.
Les vins au verre (du Languedoc, de la vallée du Rhône) sont tarifés sans méchanceté. Et, en flacon, le chinon « Les Perruches », argiles & silex, du domaine Lambert, avec un rien de verdeur en bouche, en 2021, se siffle à l’aise.
In fine, la riche brioche perdue caramel beurre salé et glace vanille, la culottée ganache au chocolat additionnée d’une sauce safranée et de câpres frites ou encore le frais ananas rôti, glace vanille, kadaïf et caramel d’épices permettent d’achever le repas avec gourmandise sans s’alourdir.













