Couscous, boulettes et fantaisies d’Andrée Zana-Murat
Ces « mémoires d’une mère juive tunisienne » constituent, bien sûr, des mémoires gourmandes à coups de recettes, détaillées, vantées, expliquées, signées de la spécialiste du genre. Andrée Zana-Murat. Elle, qui nous avait régalé l’an passé avec ses recettes d’été, fait aujourd’hui un retour à ses racines. On se souvient de « la cuisine juive-tunisienne de mère en fille » (chez Albin Michel, en 1998!). Voilà Andrée que ses amis nomment « Zana » ou « Zanamumu » nous contant sa cuisine à elle, mêlant les plats de mémoire, révélant ses tours de main, dévoilant délices et mystères. Yabrak (des boulettes vertes enfermées dans une feuille de romaine) ou poissons frits, fourma (pâtes) au thon ou riz de Pessa’h, couscous dans tous ses états, tajines en folie, poivrons dits « de la veuve », t’fina ou zlabia : rien ne lui échappe. Sa Tunisie gourmande ressemble à un grand rayon de soleil. On ajoute que la mise en page est belle et que les photos d’Emmanuela Cino donnent autant envie de manger que de voyager.










