L'Attilio Paris
« Paris 8e : que bono, Attilio ! »
Ce fut la table japonaise de Joël Robuchon, à l’enseigne de Robuchon-Dassaï. C’est devenu l’Attilio, la table d’Attilio Marrazzo, napolitain, qui a passé onze ans dans le groupe Robuchon, après ses années de formation au Four Seasons de Milan avec Sergio Mei, et qui tient également la table du château de Noirieux, à Briollay près d’Angers. A l’Attilio Paris, avec son complice Gennaro Lodato, natif de Positano, ancien du San Pietro, de Don Alfonso et de l’Atelier JR, il livre une partition franco-italienne de haut niveau.
Le lieu mixe désormais grande table franco-italienne, table d’hôte, au dernier étage, et épicerie de luxe. Les mets français (notamment l’exquis foie gras de canard des Landes avec son chutney d’abricot sont superbes, mais le chapitre des pâtes (superbe cacio et pepe, spaghetti aglio, olio et peperoncino de grand goût et cuits al dente, aillé juste ce qu’il faut, tortellini farcis de pintade servis dans un bouillon à la coriande) est carrément exceptionnel.
On louera également les amuse bouche épatants (feuille de sauge en tempura, gougère au parmesan et croque truffe), la fine pizza tomate et basilic et la salade du château de Noirieux, avec les condiments d’une ratatouille), la riche brioche de chair de crabe et caviar, avec sa trilogie de tomates en tartare en gelée et stracciatella, pince de crabe façon tempura, sans omettre l’imposante côtelette de veau milanaise servie avec une sucrine bien assaisonnée.
Les desserts (traditionnelle zuppa inglese retrouvée, léger vacherin glacé vanille framboise et sphère cerise) ont de la patte. Et sur une carte des vins, bien fournie en des vignobles variés quoique onéreuse, on déniche quelques perles comme ce Saint-Joseph “poivre et sol” de François Villard au paroxysme du charme. En prime, la maison ouvre tous les jours.












