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« Paris 19e : que du bon aux Buttes Chaumont »
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Ce fut jadis la table de Gilles Bénard, qui fut un lieu de fête et de vie, ranimant, au bout des Buttes Chaumont, à quelques pas de la sortie du métro éponyme, une rue un peu éteinte. Marc-Antoine Surand, qui fit florès dans l’événementiel et tint table sur péniche (Mademoiselle, jadis, au Pont Marie), en a fait un » pur bistrot » à sa main, développant le choix de vins, insufflant une atmosphère complice bien de gaité à ce rade contemporain dans les tons gris et rouges, qui fait le coup du charme avec son grand comptoir, son coin bibliothèque, sa grande ardoise inscrite à la craie et dédiée aux trouvailles vineuses.
En cuisine, on retrouve une vieille connaissance british, Oliver alias Ollie Clarke, qui avait repris un temps la Régalade de l’avenue Jean Moulin, avant de se retrouver non loin d’ici, au Bon Endroit. Chez Marc-Antoine, il peaufine le style maison, notamment dédié aux abats avec brio. Sa patte est légère, les idées fusent le menu du déjeuner à 21 € joue toujours l’imbattable rapport qualité-prix.
Ce qui vous attend ici ? La superbe mousse de foies de volaille à l’abricot, le pastrami de langue de veau aux pickles de betteraves, le pâté en croûte de ris de veau, canard et cochon, la divine cervelle de veau pochée aux câpres et beurre citronné (proposée en entrée mais qui peut légèrement faire un plat principal servie avec ses pommes vapeur, ou encore le foie de veau à l’oignon confit, avec sauge et anchois (un grand moment !).
Il y a encore la pomme de ris de veau laqué aux prunes et aubergine fumée, plat star de la maison, tarifé à la carte 44 € mais qui a tout d’un grand plat, avec son côté moelleux et croquant à la fois, la poitrine de cochon croustillante et sa purée de petits pois, tirée du menu du jour, plus les douceurs, comme le riz au lait crémeux, avec fraises et amandes, la tarte au cassis façon crème brûlée, additionnée de sa crème crue enfin la glace vanille de Madagascar aux abricots poêlés.
Les vins virevoltent, au verre, sous la houlette de Marc-Antoine, qui fait mirer les coups de coeur du moment comme le blanc de Cheverny signé Gendrier aux Huards, celui, languedocien, du domaine d’Aupilhac 2020 de Sylvain Fadat à Montpeyroux, comme, en rouge, le léger gamay Menhir coteaux d’Ancenis ou le cabernet angevin de Maunoury « mon nom est rouge » en 2022. Que du bon? C’est tout bon !













