Brasserie le 11
« Metz : les séductions de la Brasserie 11 »
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Direction Metz où notre correspondant Sylvain Knecht a déniché la nouvelle pioche gourmande à ne pas manquer. On l’écoute.
Empruntant tant à la brasserie qu’au salon de thé, voilà un lieu original et contemporain qui vient d’ouvrir au cœur de Metz. A deux pas de la Gare, le 11 a plus d’un tour dans son sac. On y prend son petit déjeuner tôt le matin tandis que repas sérieux et douces collations suivent de 6h30 à 22h30. Olivier Rasia, passé par l‘école hôtelière de Poligny dans le Jura, a fourbi ses premières armes en salle, au Martinez à Cannes et dans une table étoilée à Heidelberg, avant de compléter sa formation en cuisine. Sa rencontre avec la jeune cheffe Claire Arthaud, sa complice dans ce projet, a été déterminante pour la création de cette brasserie gourmande et accueillante.
Claire, 27 ans, native de Metz, pâtissière de formation, possède déjà une solide expérience avec des passages au sein de tables étoilées dont Toya à Faulquemont aux côtés de Loïc Villemin et le Grand Restaurant à Paris sous la houlette de Jean François Piège. Elle fait merveille dans la recréation de plats traditionnels qu’elle mitonne au gré de ses coups de coeur avec malice et humilité. Les menus changent tous les mois, et les produits locaux témoignent de l’exigence d’une maison faisant la part belle à son terroir et rendant hommage au « repas gastronomique des Français », mis à l’honneur par l’UNESCO.
Des exemples d’un repas ici-même ? La savoureuse terrine de foie gras au vin rouge et son chutney pomme cannelle et purée de poire nature, les asperges rehaussées d’une vinaigrette de sureau et de lilas avec purée d’asperges et œufs de poissons, ou encore la poêlée de champignons avec purée de champignons, sauce poivre et émulsion à l’ail des ours qui font de belles entrées en matière.
Les plats signent et persistent avec avec la brioche aux champignons, pleurotes, roquette et condiment au jus de viande ou la superbe ballottine de volaille avec sa mousseline de carottes, échalotes et condiments. Claire revisite aussi avec doigté la blanquette de veau, grand classique de la cuisine bourgeoise, qui se livre ici avec une belle purée de pomme de terre et ses légumes fondants.
Le talent pâtissier de Claire s’illustre sans surprise au chapitre sucré. La pavlova aux fruits rouges et l’excellente poire au vin rouge avec jus réduit et émulsion à l’amande enchantent. En salle, Olivier et Mathilde sont aux petits soins tandis que l’addition demeure douce pour la qualité de ce qui est ici proposé. Un 11 qui fait mouche !













