Fanande
« Boulogne : les bons tours de Fanande »
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Direction Boulogne où notre historien gourmet, Pascal Arnoux, a déniché un bistrot qui vaut l’étape. On l’écoute.
Dans une rue tranquille du Boulogne résidentiel, à un lancer de balle de Roland Garros, Fanande fait figure d’aubaine. L’accueil des plus civil du patron-cuisinier Franck Luminet met en condition alors que l’on déroule sa serviette avec le pressentiment d’une soirée aussi gourmande que joyeuse.
Cuisine de bistrot résolument savoureuse, mets de terroir, ceux de nos grands-mères, de nos souvenirs, avec produits frais et de saison, Fanande ne trompe pas son monde. Les fidèles comme les gourmets de passage se bousculent dans ce bistrot qui ne désemplit pas ! Pour patienter, on fait un sort à la terrine de la maison avant d’embrayer sur des entrées garanties anti-morosité.
Ainsi les oeufs mayonnaise aux herbes fraîches et houmous qui jouent des coudes avec les couteaux sauce vierge ou la poêlée de champignons et œuf parfait. Arrivent alors l’aimable daurade à la badiane, la poitrine de cochon cuite à basse température, jus au genièvre, l’entrecôte de compétition, sauce miroir, le confit de canard, escorté de son pressée de pommes de terre snackées sans oublier cet épatant pavé de foie de veau sur un jus corsé aux pommes.
Pas de chichi mais du bon, bien tourné qui emballe et rend heureux. L’alerte Franck, souffle de table en table le mariage idéal avec une carte des vins au choix bien vu de cuvées au verre. On retient le Château de Quinçay à Meusnes signé Frédéric et Philippe Cadart, sauvignon aux notes aromatiques et fruitées.
On garde un peu de place pour le crémeux chocolat qui fond en bouche ou le baba de Fanande, avec sa crème fouettée, son rhum HSE ambré de la Martinique. Voilà un bistrot de bons vivants comme on aimerait tous en avoir en bas de chez soi !













