Chez Marcel
« Paris 6e : sacré Marcel ! »
Marcel ? C’est Pierre … Pierre Cheucle, stéphanois d’origine, lyonnais de coeur, parisien depuis belle lurette, à qui on doit la Gentiane, dans la même rue, et qui a fait de son rade gourmand, avec comptoir, banquettes, déco frôlant le « n’importe quoi n’importe comment » avec un mauvais goût très sûr, un lieu de coeur. Toute l’édition et notamment nos amis d’Albin Michel, qui crèchent non loin, en ont fait un de leurs QG secrets.
On vient y goûter une cuisine d’inspiration très lyonnaise mitonnée avec sérieux par une équipe de cuisine qu’on aperçoit et frôle dès qu’on s’aventure aux toilettes (ces dernières s’atteignent juste derrière les fourneaux!). L’accueil est adorable, l’ardoise du jour renouvelle les propositions de toujours, le bon frichti très canaille offre des variations sur le thème du cochon dans tous ses états.
Des exemples? Le carpaccio de betteraves, les moelleux poireaux mimosa, le saucisson pistaché avec ses pommes à l’huile, l’emblématique carpaccio de poitrine de cochon avec ses condiments vinaigrés, ses câpres, son ail fondu ou encore la salade de champignons de Paris avec ses morceaux de jambon cuit émincé, le suprême de volaille ou le quasi de veau à la crème de champignons, mitonnés avec sérieux : bref, du simple, du franc, du bon, du « sans chichi » d’aucune sorte.
Les douceurs épousent la tradition et se nomment île flottante, tarte aux pralines et mousse au chocolat. On ajoute que le liquide s’harmonise sans mal ici avec le solide. Ainsi le friand beaujolais villages « vignes de 1940 » de Jean-Michel Dupré et la belle chartreuse verte VSEP qu’on sert in fine un brin réfrigérée qui s’avalent comme des élixir de jouvence. Y a bon Marcel !













