Conti
« Paris 16e : la sagesse de Conti »
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Quoi de neuf ou quoi de vieux, dans la cuisine italienne à Paris, non loin de l’Etoile et du Trocadéro? Conti, bien sûr. Cet Italien chic et discret change sans changer. La maison demeure, sous la gouverne du patron franco-libanais, Steve Abiyaghi, avec ses airs chics et vénitiens des années 1950, revus par Slavik, son service chic, affable, stylé.
Le second, Benjamin Beaussillon, qui a pris la place de Laurent Bourdin, qui a pris lui même le relais de Michel Ranvier, natif de Roanne, ancien de Troisgros et de l’Orient-Express, continue le style maison : sage et séducteur. Qui, comme le service, est attentif, policé et soigné.
Le plafond stylisé, l’ambiance modianesque, les tables bien mises, son lustre et ses appliques de Murano, son grand miroir, ses fantaisies en rouge et noir continuent d’exercer leur fascination sur le visiteur d’un jour ou l’habitué de longue main. Et la cuisine suit. Vitello tonnato, légumes poêlés à l’huile d’olive ou carpaccio de daurade font des entrées en matières de qualité.
On y ajoute les fettuccine cacio e pepe (fromage et poivre, au pecorino romano), les spaghetti à la poutargue, puis, en desserts particulièrement soignés, la truffe au chocolat en affogato au café, ou le gourmand sabayon au marsala sont simplement épatants et incitent au voyage en Italie. On arrose le tout du villa Antinori si élégamment toscan. Voici un Italien fort bien élevé.















Quand je penses que mon Père J. B. Cozzi a été chef dans ce grand restaurant il y a une soixantaine d’années, cela me rend très fière ! Nous étions enfants et la vue des grandes tentures rouges nous impressionnait beaucoup !