Petit provincial dans l’âme, demeurant toujours un touriste épaté, sinon toujours ébloui, à Paris, je suis de ceux que les néons de la ville font rêver. Surtout quand ils possèdent le charme d’un vrai café parisien avec son côté fluo rouge années 1950, cachant un intérieur du même tabac. J’emploie le terme à dessein, sachant […]...
Je vous en ai parlé dès l’ouverture. En vous détaillant toute la carte en éventail. Cette fois-ci, j’ai choisi la simplicité d’un déjeuner relax du dimanche midi, une sorte de dînette de comptoir amicale et complice. Au programme: la salade de crabe royal à l’avocat et mozzarella de Campanie et celle de thon confit façon […]...
Aller le samedi soir aux Enfants Terribles, c’est retrouver un peu de l’esprit de Megève à Paris. Jean Cocteau avait baptisé ainsi le restaurant de l’hôtel Mont Blanc, qu’il fréquentait assidûment, pensant qu’à la neige les adultes redevenaient des enfants, songeant aussi à son roman et à son film éponymes. Le lieu megevan a […]...
Un bar pour rêver, le temps d’une pause entre deux courses, entre Madeleine et St Honoré: c’est au Burgundy. La table s’appelle le Baudelaire, le chef Pierre Daret est un ancien de la Chèvre d’Or à Eze. Il délivre là ses plats en « finger food » (foie gras au torchon avec chutney de fruits secs, croustillant […]...
C’est l’affaire japonaise du moment: un ancien bistrot 1900, de luxe, gourmand et de bon ton (c’était le fameux Pauline des Génin), repris par un spécialiste des udons (les pâtes japonaises au blé, le soba étant au sarrasin), de la rue Ste Anne, qui en a fait son annexe chic. Le lieu a gardé ses […]...
C’est une petite boîte sympa face au beau marché versaillais. Un peu cantoche solaire avec son mobilier de récup’, ses vieux panneaux, avertissements, carte de France et couverts simplets, un brin candide, en tout cas, sympathique. Aux commandes, Carole Renaud, dont le frère Sébastien tient l’Aparthé, rue Ste Geneviève, tient la maison avec coeur. On […]...
Je vous le disais il y a un peu moins de cinq mois (le 17 septembre 2010 exactement): tout a changé au Plaza-Athénée, sous la bannière d’Alain Ducasse. Tout en apparence, rien au final. La mise en table plus sobre, le service plus simple et le décorum plus zen, les amuse gueule en papier de […]...
Il a travaillé à l’étranger dans de grandes chaînes hôtelières, est devenu un expert de la cuisine sous-vide, qu’il a enseigné à des chefs fameux, comme Thomas Keller, titulaire de deux « trois étoiles » aux USA (PerSe à New York, French Laundry à Yountville), et Heston Blumenthal, le roi du moléculaire en Angleterre, au Fat Duck […]...
Voilà enfin, après trois ans et demi de travaux, le mystère dévoilé. Voilà le beau palais de Roland Bonaparte ouvert et restauré, place Iéna, face au Conseil Economique et Social. Le lieu, c’est l’hôtel Shangri-La, est encore en rodage. Mais côté table, la Bauhinia, qui emprunte son nom à la fleur exotique ornant le […]...
La bonne affaire du Trianon Palace, c’est la Véranda, face au parc du château, qu’on lorgne depuis les baies vitrées. Le chef Simone Zanoni, piémontais formé jadis en Lombardie sous la bannière des Santini à Canneto-sul-Oglio, s’en donne à cœur joie sur un registre simple, mais de bon ton. Burrata des Pouilles au saumon mariné […]...
Guillaume Aubert a fait de cette boutique discrète dédiée aux bons vins de partout la cave chouchou des amateurs à deux pas du marché de Versailles. Un meursault soyeux de Vincent Bouzereau, un saint-joseph charmeur de Pierre Gaillard à Malleval ou un fruité et vif sancerre de Vacheron lui arrachent des larmes d’émotion. La vallée […]...
La star du marché de Versailles c’est elle: Chantal Mingant, que relaye la souriante Patricia à la vante. Tout, chez elles, fait plaisir. Les pâtes persillées, les fromages de montagne, le parmesan vieux, le morbier fermier, le camembert à cœur, le fougerus de Seine-et-Marne, le reblochon crémeux, le comté fruité extra, comme le beaufort d’alpage, […]...
Le château du roi Soleil n’est pas loin, le théâtre Montansier la porte à côté. C’est ce dernier qui donne son nom au lieu, beau comme un camion, sur le mode Art déco pur jus et pur style rectiligne, intact dans son jus vintage avec ses globes lumineux, ses patères, ses cuivres, ses mets de […]...
C’est le neuf bar à huîtres de l’avenue Wagram, en lieu et place de ce qui fut autrefois le delicatessen à la mode yiddish de Patrick Goldenberg. L’endroit a été épousseté, revisité, modernisé, sur un mode contemporain et zen par le tandem Jean-Jacques Jouteux, en cuisine, et Garry Dorr, côté gestion. La déco sobre, dans […]...
C’est un livre courageux, un aveu, une confession, une enquête, une plongée dans les racines familiales. Chez les Jardin, on sait jouer la comédie de père en fils. Jean, le grand père, dit le « Nain Jaune », fut, du 20 avril 1942 au 30 octobre 1943, le directeur du cabinet de Laval. Pascal, le père, fut […]...
Je connaissais ses ateliers de fabrication du Rouget, pas sa boutique de Paris. Tout y est parfaitement soigné, emballé, étiqueté. A l’image du travail de ce charcutier de tradition fou de bonnes choses. Roland Mas, omniprésent dans le Cantal, le Lot et la Corrèze, à travers sept boutiques, veille sur ses jambons secs comme des […]...
C’est un bistrot presque comme dans le temps, avec son comptoir, ses patères en cuivre, ses vieilles pubs, ses fresques, ses miroirs, ses ardoises, ses recoins, plus sa collection de casse-noix anciens dans une précieuse vitrine. Une anthologie du genre? En tout cas, pas un traquenard. Pierre-Olivier Lenormand, natif d’Orléans, jeune ancien du Crillon au […]...
Ils sont soeur et frère, accueillent à toute heure, avec une gentillesse non feinte et un naturel non apprêté, face au métro Bir-Hakem. On est là, comme à Beyrouth ou à Jounieh, trinquant en attendant la paix. Bref, Odette Nassar et Georges Ibrahim ont fait de leur comptoir un lieu affable: QG gourmand, snack cosy, […]...
Voilà une maison qui donne des envie de douceurs, de bergamotes, de négus (caramel sur caramel enrobé dans du sucre) au sortir du métro Trinité, face à l’Eglise et en remontant la rue Blanche. Laurent Maza-Andreu a quasiment révolutionné sa maison familiale presque centenaire (en fait créée en 1925), au rez de chaussée d’un immeuble […]...
Le cuisinier mystère, c’était lui, bien sûr. Vous l’aviez deviné, vous qui suivez ce blog avec attention. Vous savez que le monde bouge, que Paris évolue, que Joël Robuchon a créé l’Atelier de l’Etoile, au sein du Drugstoire, laissant libre son ancienne Table, qui fut jadis du seize au seize, à l’ex-chef de Lasserre. Et […]...
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