Le Duc
« Paris 14e : le Duc de la mer »
Eternelle et toujours jeune, cette maison créée par les frères Minchelli, Jean et Paul, tenue avec doigté par le fils et neveu Dominique, sublime tous les produits de la mer avec excellence. Le service sourit, sert et découpe avec efficacité, vous donne l’illusion de faire partie d’un club d’élite. Les classiques maison demeurent au rendez-vous, avec le bar cru et ses toasts à l’ail, la salade de tourteau de Bretagne, le « vrai » tartare de bar et de saumon assaisonné a minima, la friture d’encornets nature ou à l’ail, au mieux de leur forme.
On y ajoute, entre modernité et tradition, les langoustines raidies au shiso et crème d’oursins, les goujonnettes de sole aux deux poivres. Plus le Saint-Pierre poêlé au gingembre et ses zestes d’oranges, qui donne une tonalité aigre-douce un brin épicée à un poisson souvent sec, le bar grillé, escortés, ces derniers, de riz noir vénéré et d’endives à l’orange, plus les fameuses langoustines coupées en deux, parfumées au gingembre.
Bref, assez pour se donner de prendre la mer et d’aborder au quai du boulevard Raspail. Le décor Slavik millésimé 1967, façon yacht boisé, vernis, est intemporel. Le service est aux aguets. La chariot de desserts a fait de nets progrès au regard de ce qu’il fut, avec le magnifique millefeuille vanille, léger et craquant à la fois. Mais la salade d’agrumes et le fondant au chocolat façon dacquoise ont du répondant.
La carte des vins qui vogue en tout sens cache le joli rouge corse de Patrimonio du clos de Bernardi qui a du caractère et, in fine, la vieille prune de chez Vedrenne. Et si les prix à la carte donne le tournis, sachez qu’il y a là un déjeuner à 55 € (5€ de moins qu’il y a deux ans ). Voilà un lieu hors norme qui donne envie d’embrasser la vie.














C’est le but !
Cela m’a donné envie d’y aller