La Gentiane
« Paris 6e : la gaîté de la Gentiane »
Nostalgie, nostalgie ! Quand j’ai découvert la Gentiane, j’étais avec mon vieux pote, aujourd’hui disparu, Jean-Luc Petitrenaud. Et ce fut un grand moment de gaîté. Cette fois-ci j’y suis revenu pour fêter la sortie de « Pentothal » d’Eric Neuhoff, autre vieux compagnon de chronique (littéraire) qui avait rameuté la foule de ses amis néo-hussards dans la belle auberge de Pierre Cheucle. Le propriétaire du voisin Marcel, situé dans la même rue, un peu plus loin, sur le trottoir d’en face, natif du Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire) et qui a su reconstituer ici l’ambiance d’un vrai café vellave, avait mis les petits plats dans les grands pour l’occasion.
Œuf mayo relevée d’une belle râpée de truffes, artichaut vinaigrette, salade de champignons de Paris au jambon blanc, solide terrine de campagne, carpaccio de (poitrine de) cochon et câpres (l’un des plats phares de chez Marcel), carpaccio de betterave, sans omettre un magnifique filet de de boeuf sauce poivre et frites maison s’arrosaient gaiement d’un vif mâcon village venu d’un flacon anonyme et d’un superbe côtes du Rhône villages très syrah/grenache et ô combien flatteur du château la Borie.
On passe sur l’ambiance d’une soirée foldingue, qui se termina en apothéose avec une revue en plume roses digne de Zizi Jeanmaire et du Casino de Paris. Et la craquante tarte aux pralines était la gourmandise ultime parachevant une fête gourmande sans faute aucune. Vive Eric N, Pierre Cheucle et surtout lisez Pentothal dont on a (presque) tout dit ici-même.












