Robuchon Monaco
« Monaco : quand la légende Robuchon reprend vie »
Lorsque Robuchon signe son retour en Principauté, Jean-François Gourdon, notre correspondant azuréen, est au RDV. On l’écoute.
La magie Robuchon renait sur le Rocher. Installée au Portier, le nouveau quartier en vogue de la Principauté monégasque, la table gastronomique, ouverte il y a quelques semaines, affiche ses ambitions pour faire revivre la gastronomie du « cuisinier du siècle » et se double d’un « deli », d’une boulangerie et d’un café. Le décor signé Francis Sultana (que l’on aurait sans doute souhaité un brin plus chaleureux) associe simplicité et élégance contemporaine avec un soin tout particulier accordé aux arts de la table.
Pour relever le défi, la propriétaire Manal Armal s’est entourée d’un duo de choc composé deux chefs, Frédéric Garnier et d’Izu Ani. Pur produit de l’école Ducasse, le premier, passé au Louis XV avant le Dorchester à Londres et le Plaza Athénée à Paris, embrasse avec ferveur l’aventure Robuchon en apportant sa vision de la grande cuisine française. D’origine nigériane, Izu Ani qui possède plusieurs restaurants à Dubaï (Alaya, Carine, Eunoia by Carine, Gaia, La Maison Ani, ou encore Kai Enzo) offre quant à lui une ouverture multiculturelle à ce « come back » attendu. Nul doute que le grand Joël aurait adoré.
Sous la houlette de Salvatore Strangio et de Benoit Schiano, maitre d’hôtel veillant sur une équipe au fait de son sujet, la symphonie débute avec la toujours magique boite de caviar Osciètre tapissée d’une purée de fenouil et de crabe royal finement ciselé. Entrent alors en scène les superbes langoustines rôties trônant sur leur mousseline de truffe noire du Périgord avec salade de morille, puis les crémeux gnochetti largement parfumés de melanosporum qui laissent place au savoureux tournedos Rossini avec sauce Périgueux et escorté de la mythique purée du maître.
Pour accompagner ces agapes sans fausse-note, le sommelier Nicolas Baan dévoile pêle-mêle cuvées prestigieuses (Vosne Romanée 1er cru du Domaine de la Romanée) et flacons plus surprenants et confidentiels tels ce subtil et minéral blanc sicilien, Mareneve Fedegraziani issu des flancs de l’Etna ou le rouge « Chêne Bleu » griffé du Domaine de la Verrière dans le Vaucluse. « In fine« , la pâtissière Francesca Loccetta démontre tout son savoir-faire avec la délicate crème brulée 100% vanille recouverte d’une opaline croustillante et la tarte soufflée chocolat café qui s’impose d’ores et déjà comme une signature maison.
Une légende monégasque qui renait avec des étoiles en vue !














