Al Ajami
« Paris 8e : le Liban gourmand selon Fadi »
La maison a fêté son centenaire il y a cinq ans. C’est dire que, depuis 1920, on pratique ici l’art de savoir recevoir à la libanaise avec componction. La maison des Abou, qui ouvre chaque jour, propose des recettes de tradition, des produits extra frais, est dirigée par le fiston Fadi, qui représente là la 3e génération d’aubergistes passionnés. Ce fou de bons produits bios, qui livre aux grands hôtels du monde entier – sans omettre les palaces tout voisins -, n’oublie pas de proposer chez lui des produits au top qui élèvent le niveau de cette cuisine de cœur, d’amour et de paix.
Mezzés en rafale, assiettes jouant naturellement le vegan et la nature, saveurs justes, relevées à point, épices bien ajustées : voilà ce qui s’offre là à prix mesurés et en continu à un public docile, vite conquis. Le délicat houmous – l’un des meilleurs de la capitale -, le moutabal (caviar d’aubergine aux grenades), le zaatar (cousin sauvage de l’origan), le caviar de lentilles jaunes avec son crumble d’échalotes, la salade fattouche, les kebbes, les fatayers, le fin taboulé composent le plus exquis des grands mezzés de bienvenue.
On ajoute les fines brochettes d’agneau, de volaille (le chich taoul), le chawarma de boeuf qui indiquent que cette demeure emblématique de son registre demeure une des références de la gastronomie libanaise à Paris. Ainsi que les exquis shawarmas présentés dans des pains pitas. En desserts, mouahalabieh (crème de lait à la fleur d’oranger), osmallieh, léger mille-feuille aux cheveux d’ange avec crème achta, et baklava donnent envie de prendre ici un abonnement. On fait glisser le tout avec l’arak artisanal El Massaya et un grand rouge comte M du château Kefraya qui font des escortes de classe. Kesak!












