A Mi-Chemin
« Le Bistrot du Mois – Paris 14e : généreux A Mi-Chemin ! »

Nordine et le tajine © MR
Il est souvent question de bonheur lorsqu’on parle de la maison de Virginie et Nordine Labiadh, qui ont créé, rue Boulard, à deux pas de la commerçante et piétonne rue Daguerre, mais aussi de la monumentale mairie du 14e, un bistrot chic, hors norme, chaleureux, drôle, vif, gourmand, généreux, où chaque plat est un acte d’amour. Tout cela dépasse, évidemment, la cuisine, parle au coeur, conte une histoire d’amour.

Oeuf mayo poutargue © MR
La rencontre de Virginie, mi-angevine, mi-bretonne, et de Nordine, natif de Zarzis en Tunisie, est à l’origine de ce restaurant hors norme, hors cadre, hors limites. Une salle bibliothèque au fond, un bar/comptoir à l’entrée, des banquettes, des livres, des photos, des souvenirs, une terrasse sur la rue lorsqu’il fait beau, plus une carte qui change, évolue, se veut « à mi-chemin » de Zarzis et de Paris, de Brest de Djerba, plus des clins d’oeil à la Corse, la seconde ou la 3e – on ne sait plus – patrie de nos amis Labiadh: voilà ce qui se trame et se propose ici.

Nordine & les oeufs mayos à la poutargue © MR
Cela change bien sûr, il y a la ronde des couscous, auxquels Nordine a consacré un livre, puis les oeufs mayo revisités à la poutargue – une des signatures maison – « l’oeuf est parisien, la poutargue corse , le citron, qui relève la mayo, vient de Tunisie. Donc ce plat illustre bien notre itinéraire, relève Nordine, en indiquant : Paris, la Balagne & Zarzis » .

Terrine de veau et cochon © MR
Puis on se fait plaisir aussi avec la belle terrine de foie gras au naturel à partager, mais celle de veau, cochon, cornichons (servie à discrétion dans son grand ramequin avec le bocal de cornichon) n’est pas mal non plus. Comme les Saint-Jacques rôties dans leurs coquilles, avec clémentines et romarin ou encore le tagine d’agneau avec poire et fenouil, plus pommes de terre, poivrons rouges cornes de boeuf, pruneaux, quelques olives et ras el hanout.

La cuisson du tagine © MR
L’agneau de Lozère vient de chez le voisin Hugo Desnoyer, la fine semoule de la maison Dari (« comme de la poudreuse, tu ne peux jamais la rater », explique Nordine) : ce n’est là que du bonheur. Il y a encore, au chapitre des desserts: le délice à la fleur d’oranger et à la pistache, entre le mahalabi et la panna-cotta, ou plutôt un blanc manger. « C’est la danse du ventre » explique Nordine, tout en les remuant en les apportant.

Tagine d’agneau, poire et fenouil © MR
Ce fou de cocottes, qui exhibe sa collection avec fierté, raconte : »on nous a offert une cocotte Staub pour notre mariage avec Virginie et depuis je les collectionne. Pour mon premier travail, j’en ai commandé 20 et tous les ans j’en achète de nouvelles. Aujourd’hui, j’en ai 86. Je fais tout avec l’oeuf cocotte, la chakchouka, la chorba, la bouillabaisse, les crêpes Suzette confites, un gâteau au chocolat. Je fais tous mes tajines en cocotte, ça mijote, peu de chaleur, la fonte est un matériau tellement exceptionnel ».

Délice à la fleur d’oranger et pistaches © MR
Un repas débute ici avec douceur, et s’achève dans la joie. Après la syrah d’Hervé Souhaut qu’affectionne Virginie – et nous aussi – ou encore les Mille Vignes languedociennes de Valérie Guérin, on termine avec un bas-armagnac dans un vieux millésime de Boingnières ou un calvados du Père Jules, signé Léon Desfrièches à Saint-Désir de Lisieux, tous deux servis en magnum. Santé à tous, bel appétit et large soif !

Un bas-armagnac de Boingnières © GP











Bonjour, je me suis rendu dans ce bistrot l’année dernière sur les recommandations d’une célèbre journaliste. La terrine, soit disant servie à discrétion,s’est transformée en une minable tranche incomplète et très fine ! J’ai ressenti la pingrerie de la patronne et j’ai vraiment eu honte d’emmener mes amis dans cet endroit. La carte est un coup de fusil et je n’y trouve pas l’esprit bistrot qui rime normalement avec générosité ! L’oeuf mayo est très bon, le couscous également mais les prix et le comportement sont prohibitifs. Je n’y suis jamais retourné, mes amis non plus !
Bonjour.
Nous étions a’300 m ..avenue du Maine durant 15 ans ..avons toujours connu ce lieu singulier et cuisine embourgeoisee..en ce temps présents
Tel est prix qui croyait prendre .
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Et je proposerai à monsieur. Nordine les cocottes Le Chasseur ..fabriquées en Ardenne près de Charleville ..
Bien à vous et reussittes plurielles .
Claude MEZIERE
REIMS