Hôtel Nougier
« Saint-Etienne-de-Fursac : Nougier le magnifique »
Il est, on le sait, le « Bocuse creusois » et le chef – le seul du genre ! – qui vaut le voyage dans son département pile pour lui-même. Ce bon disciple devenu un maître est passé jadis chez Roland Durand, le maestro auvergnat et doublement étoilé du Relais de Sèvres dans le 15e, avant de partir avec lui au Camélia de Bougival, sans omettre d’oeuvrer chez Monsieur Paul à Collonges-au-Mont-d’Or et de filer sur la Côte d’Azur aux Issambres à la Villa Saint-Elme.
Stéphane Nougier, qui représente la 3e génération présente dans sa classique auberge de Saint-Etienne-de-Fursac, sise non loin de la gare de la Souterraine, qui permet de relier la Creuse à la capitale en moins de 3h, a modernisé sa demeure, embelli ses chambres, éclairci sa salle et ses salons d’accueil, mais aussi allégé sa manière. Il joue aujourd’hui, pour un nombre de couverts restreint, le menu surprise avec brio, mettant en valeur les produits de sa région, mais n’hésitant pas à enrichir sa palette et aller voir ailleurs.
Tout ce qu’il propose dans un cadre raffiné avec un maître d’hôtel stylé et une carte des vins au diapason se situe nettement au niveau de l’étoile. Et bien au-dessus du bib gourmand qui exprime sa générosité mais où ce technicien hors pair est bien à l’étroit. Ses amuses bouches (accras de lotte, gravlax de boeuf avec sa crème à la moutarde à l’ancienne) sont d’une délicatesse insigne et constituent une bonne indication de ce qui va suivre.
Le quasi de veau cuit à basse température, avec courgettes rafraîchies, pesto de roquette, fringant « ketchup » de tomate et fraise, fait une variante creusoise fine et digeste du vitello tonnato transalpin. Les langoustines snackées, posées sur une vive et fraîche crème de roquette, sont la délicatesse même. Et l’épaule d’agneau du Limousin en effilochée, servie avec ses épices façon tajine, avec ses légumes de saison, est fondante comme un rêve.
On boit là dessus un château la Renaudie en Pécharmant 2020 qui passe comme une lettre à la poste, Même le registre est riche côté Loire et vers le proche Berry. On embraye ensuite sur les jolis desserts, comme les figues et les nectarines poêlées avec biscuit amandine, riz au lait et sorbet coco ou enclore les très bocusiens oeufs en neige aux éclats de pralines roses d’un goût parfait avec leur belle crème anglaise.
Bref, voilà une demeure qui mérite la revisite instante ! Chambres entièrement rénovées avec coin salon et belles salles d’eau. Généreux petits déjeuners avec notamment le chèvre frais du village.














Un excellent déjeuner avec un menu surprise très bien . exécuté.
L’apéritif dans le jardin est un moment bien agréable. Une carte des vins bien équilibrée et de nombreuses propositions de vins au verre. Bravo !
Excellent