Cavalieri
« Paris 16e : le nouveau Cavalieri est arrivé ! »
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Nouvelle formule, nouvelle équipe et nouveau souffle pour cette adresse longtemps maudite, qui fut une brièvement une table dédiée au caviar russe, après avoir été plus longuement une spécialiste du poisson (c’était la Marée Passy). Marcel Benhamou et son associé Nizar Saadi (ce dernier gère l‘épicerie des douceurs Zellie, avenue Victor-Hugo) ont changé leur fusil d’épaule. Finies les ambitions gastronomiques sous le label de Bruno Verjus et des deux frères Stradaioli.
La carte a été simplifiée, les prix ont baissé, la demeure se présente comme une « trattoria gourmande » et, aux fourneaux, on a fait appel à Daniele Frontino, qui a travailla dans de belles tables à Rome, mais aussi à Paris avec les frères Mancuso au Nolita, avant de revoir à l’italienne le Caméléon de Jean-Paul Arabian. Son style ? « Semplice ma buono« . Avec de grands classiques transalpins revus à sa main, comme l’aubergine parmigiana, le fritto misto de légumes et fruits de mer, le vitello tonnato en version légèrement fumée, les légumes grillés, dont un exquis artichaut frit.
On y ajoute le bar entier pour deux, le linguine (avec des pâtes de Gragnano cuites al dente) alle vongole, plus un registre de pizzas (comme une honnête Margherita) et des desserts de qualité, dont un baba à la pistache, un tiramisu crémeux, une torta della Nonna joliment parfumée au café avec sa glace vanille. On y ajoute le fruité « Patu » en primitivo des Pouilles signé Giustini et, in fine, l’Amara – liqueur amère d’orange de Sicile qui passe là dessus avec aise. Viva Cavalieri !












Cavalieri avait pourtant ouvert, il y a peu, et nous y étions allés dès l’ouverture. C’était du tape-à-l’oeil avec des prix non justifiés, ni par le contenu de l’assiette, ni par le service amateur. Nous avions l’impression de payer pour une décoration certainement très chère, le quartier Passy-Troca et Verjus, bien mis en avant dans tous les rédactionnels. Que Bruno Verjus propose dans son superbe restaurant Table, des produits exceptionnels et qu’on les paie à la hauteur, rien anormal. Chez Cavalieri – 1ère version, rien ne justifiait ces prix pour une cuisine honnête, mais quelconque. Au George, le restaurant italien du George V, il y a un superbe restaurant dans un palace avec le service d’un palace, mais surtout avec des prix raisonnables. Tout cette esbroufe pour finir comme une trattoria de quartier. Ils auront essayé, pensant que les gogos du 16ème allait se faire plumer, mais visiblement, çà a rapidement foiré.