Pleumeur-Gautier : avec l’artiste du coco de Paimpol
Un haricot ou un trésor? Ramené un jour de 1928 d’Amérique latine par un marin paimpolais, voilà un grain ferme, croquant, récolté dans sa cosse – mais que l’on « plume » comme une volaille -, il se révèle fondant en bouche, avec son joli goût de châtaigne. 12000 tonnes de haricots blancs demi-secs sont récoltés sur 1600 ha chaque année par un bon millier de producteurs dans leurs cosses brunes ou jaunâtres. Planté au printemps, récolté durant l’été ou tout à la fin jusque mi-octobre, le coco de Paimpol a la saison courte. Mais il possède un gros avantage sur ses concurrents mollassons au goût d’eau: il se congèle fort bien, gardant toute sa fermeté. Légume de santé, il contient de la vitamine B1. Il est, de plus, riche en magnésium, en potassium, en magnésium. Grâce à sa singularité et sa belle réputation, le coco de Paimpol a obtenu son AOC, la seule du genre, pour un légume en Bretagne, en 1998. Notre photographe, Maurice Rougemont, est retourné à Pleubian, dans les Côtes d’Armor, sur les traces de ce fameux coco, à la suite de l’artiste du genre, Johan André… On l’écoute…
Coco je te plume! Le plumage, c’est l’opération qui s’effectue au bout du champ, juste après la récolte, qui consiste à détacher les cosses des haricots. Nous sommes ici dans le magnifique décor de Port la Chaîne et c’est Johan André de Pleumeur-Gautier qui y travaille. Une opération toujours manuelle par ce que impossible à mécaniser. De toutes façons, la récolte et le plumage à la main font partie du cahier des charges de l’AOP. Johan André fait aussi des choux-fleurs, comme nous l’avons vu, des échalotes, des oignons et des artichauts.
Plus tard, nous renterons à la ferme à Pleubian et encore plus tard, au restaurant le Terre-Neuvas à Paimpol, après le plumage, nous découvrirons cette fois l’écossage, lent et patient, dont, bien sûr, nous ignorions tout.
Johann André – GAEC de Plomor
22740 Pleumeur-Gautier
Tél. : 02 96 22 10 46










