Chez Mamy
« Paris 11e : les p’tits bonheurs de Mamy »
Cela s’appelle « Chez Mamy » et cela ressemble à un cadeau que vous offre Paris. Un lieu millésimé 1909, rue Jules Valles, repris par Pierre-Marie Ford et Michel Fournier, juste à côté du glorieux Chardenoux de Cyril Lignac. La modestie de ce rade de quartier demeuré dans son jus fait plaisir, son authenticité aussi. On aime d’emblée sa déco de bistrot à l’ancienne mode, ses banquettes de moleskine, son comptoir comme ses tables en bois, ses miroirs patinés, sa cuisine bourgeoise et ses vins bien choisis (mais qu’on prenne garde à les servir frais!).
On y ajoute le petit menu donné et le service souriant assuré par l’exquise Zoroida Villar, native du Paraguay, qui a une attention pour chacun. Ce qui vous attend là ? Du bon, du sûr, du frais. Come les oeufs mayo relevés au miso avec leur caviar de truite, les rillettes de confit de canard maison, les couteaux sautés à la persillade et relevés de piment d’Espelette, la joue de boeuf, qui joue les plats stars d’ici, fondante comme du beurre, mijotée 24 heures dans un vin rouge généreux.
Il y a encore l’onglet de boeuf grillé au jus corsé, le suprême de poulet à la normande aux champignons et au cidre, le fish & chips sauce tartare maison avec les superbes frites maison, le risotto de printemps au riz Arborio cuit al dente, avec asperges, petits pois, fèves et parmesan. On boit là dessus, au verre, le hautes côtes de Beaune de Fanny Sabre 2023 ou le joli chinon « la cuisine de ma mère » signé Nicolas Grosbois 2023.
Et on achève avec la Tatin avec sa crème d’Isigny, la crème brûlée à la fève de Tonka, le cheese cake à la mangue, les fraises Melba ou les abricots rôtis au romarin, miel et glace vanille. C’est simple comme bonjour, frais comme l’onde et d’une gentillesse non feinte.













