Le Bougainville
« Paris 2e : joyeux Bougainville »
Sympa, drôle, bondée le midi, gourmande et vineuse, cette cantine populaire qui mord sur la galerie Vivienne (où se prolonge la terrasse), reprise par deux copains bosseurs, Karim Djaouni et Julien Rousseau, dispense des plaisirs simples dans un cadre années 1960 où le formica règne du comptoir aux tables nombreuses, où les pubs anciennes donnent le ton, où les salles diverses s’emboîtent sans rupture. La maison, qui fait aisément 300 couverts le midi, en se renouvelant avec agilité, accueille une clientèle joyeuse, variée et affairée.
Poireaux mimosa, oeuf mayo aux herbes, fromage de tête (un peu trop salé) de la maison Laborie à Parlan (Cantal), saucisse “Brasse” et pommes vapeur (un peu pâlottes), andouillette AAAAA de chez un bon faiseur de Rouen servie avec des frites maison à la peau font plaisir. La carte des vins est un brin onéreuse (avec peu ou pas de flacons à moins de 30€, sans parler des coups de folie signés Ganevat dans le Jura version nature à des tarifs exorbitants). Mais le joli saint-amour du château de Belleverne fait une occase, pleine de fraîcheur et de fruit, soldée en pot de 50 cl.
Le service, qui fait ce qu’il peut pour faire face au succès, est adorable. Les viandes de bœuf viennent d’Aubrac, notamment celles du tartare et du faux filet. Les glaces, elles, sont signées Raimo. Le café liégeois est plaisir d’enfance et le Paris-Brest issu de l’ardoise passe tout seul. Un bon point pour la maison : l’accueil non-stop et l’ouverture 7 jours sur 7.











