La Maison Courtine
« Paris 14e: du neuf à la Maison Courtine »
Voilà une maison qui eut plusieurs vie: ce fut Lous Landes au temps de Georgette Descats, qui, avec sa fille Pépette, défendit le terroir landais avec ardeur. On épilogue sur la suite avec Jean-Pierre Descats, le fils, puis des successeurs qui lui donnèrent une identité neuve, dans le sens du meilleur rapport qualité-prix. Celle que poursuit Dominique Lioté, venu du groupe Flo, qui a repris la maison il y a deux ans. Avec le jeune Filipe Rocha Da Mota, ancien de Julien, qui ft ses classes ici même, il joue le sérieux au gré d’un menu-carte gentil tout plein.
Il n’y a que du bien à dire de la betterave rouge en carpaccio avec champignons confits et jambon Serrano, des escargots classiquement proposés dans leur poêlon au beurre persillé, de la volaille fermières aux palourdes (rappelant le fameux cochon de l’Alentejo en clin d’oeil aux origines du chef), plus gnocchi et champignons ou encore la (splendide) ballotine de tête et langue de veau meunière aux câpres avec pot au feu de légumes d’antan.
Les desserts (cheese-mangue à la mangue et râpée de citron vert, poire chocolat caramélia et glace vanille plus madeleines pistaches) sont de la même belle eau. Quant au saumur champigny de Daheullier, il passe là dessus à l’évidence du naturel.












