Paris 16e : Sables, refuge marin d’Auteuil
Quand la chaleur écrase Auteuil, il est une adresse où l’on vient chercher un peu d’iode, de fraîcheur et de bonne humeur : Sables. Dans cette discrète rue Jean de la Fontaine, à l’angle de la rue de l’abbé Roussel et face à un bel hôtel particulier signé Hector Guimard, la maison, que l’on connut jadis sous le nom de l’Acajou puis de Mamie, menée désormais par Léopold Imbert en cuisine et Hippolyte Talaya en salle confirme plus que jamais son charme convivial et son bel esprit de bande.
Le cadre garde son allure de refuge balnéaire un peu brut de décoffrage : murs sans chichi ni patine, longue table d’hôte, toiles contemporaines aux accents marins, céramiques autour du comptoir, atmosphère détendue où l’on oublie vite la touffeur parisienne. Et ce qui frappe surtout désormais, c’est l’engagement total du tandem maison. Léo désormais aux fourneaux, Hippo à l’accueil et au service, les deux amis travaillent avec une belle ardeur, épaulés par un unique plongeur, sans que jamais cela ne pèse sur l’ambiance souriante du lieu.
La cuisine confirme son bel esprit. Marine, végétale, lisible, elle joue la fraîcheur sans complication inutile. On retrouve toujours ce goût du partage et des assiettes franches qui a fait le succès de la maison. Les œufs frits, avec leur mayo à l’aneth, tourteau et pickles de moutarde un plat qui devrait plaire à nos amis de l’ASOM – ouvrent joliment le bal avec leur contraste de textures et leur pointe acidulée. Le ceviche de daurade, guacamole, piment doux et bouillon végétal apporte la fraîcheur idéale des jours d’été. Les couteaux avec sa vierge tomates-olives-citron et pignons de pin sentent bon les vacances méditerranéennes ou océanes.
Les plats du moment confirment le cap. La daurade meunière sauce grenobloise avec purée de pommes de terre et ratatouille joue le grand classique avec précision. La tomate farcie au lieu jaune, noix de pécan, fenouil, poireau, épinards et riz noir compose une assiette plus végétale et contemporaine. On se rappelle aussi le très joli fish & chips au cabillaud pané et frites maison, les linguine aux étrilles et cresson ou encore le lieu jaune aux petits pois et grenailles, qu’on goûta ici jadis et qui disent bien le style maison : simplicité apparente, vraie justesse de cuisson et produits choisis.
Les desserts gardent leur pouvoir régressif. Le granité au melon rafraîchit avec délicatesse avant une pavlova fraises et huile de verveine, légère et parfumée. Et l’on n’oublie pas les grands succès du début : la crème brûlée à la vanille flambée au rhum, monument gourmand du genre, la mousse au chocolat ou les sorbets maison.
Dans les verres, le rosé « Terrasses » du château Pesquié, côté Ventoux 2025, signé de la famille Chaudière à Mormoiron, accompagne parfaitement ce déjeuner d’été. La cave réserve aussi quelques jolies surprises au verre. Bref, Sables est devenu l’un des refuges attachants du seizième : une table sans pose, sincère, joyeuse, où la jeunesse travaille beaucoup pour donner simplement du plaisir.
Sables
Paris 16e
Tél. 06 49 02 76 00 et 01 42 88 35 28
Carte : 55-75 €
Menu : 27 (déj., formule) €.
Fermeture hebdo. : Lundi, dimanche
Métro(s) proche(s) : Mirabeau, Eglise d’Auteuil, Jasmin
Site: sablesrestaurant.fr
















Grande déception lors d’un diner très récent chez Sables.
Portions minimalistes quant aux entrées ; Ecrasée de langoustine(s) servie dans une toute petite soucoupe , 4 malheureux sushis de Bar.
Quant aux plats ,le Ceviche de dorade est très joliment servi et excellent.
On ne peut en dire autant de la tomate farcie au lieu jaune qui mériterait un assaisonnement plus rafiné tant ce poisson est sans goût.
Les granités furent renvoyés en cuisine et la tartelette aux fruits à la pâte ultra dure était très décevante ! Même le service n’était pas à la hauteur. Conséquence de la canicule ?
François un client déçu par ce restaurant qu’il appréciait