Salimi
« Tel Aviv : Salimi, l’âme perse au coin de Levinski »
À deux pas de l’effervescence de Levinski, au 80 Nahalat Binyamin, Salimi fait souffler un parfum de Téhéran sur le sud de Tel Aviv. Ici, Rami et Kobi Salimi, père et fils, perpétuent avec ferveur les traditions gourmandes de leurs racines iraniennes dans cette adresse à leur nom, sans chichi ni folklore appuyé.
Le décor de petit boui-boui de quartier joue la carte de la simplicité. Quelques tables, une atmosphère chaleureuse, un service direct et souriant : tout ici va à l’essentiel. Et l’essentiel, c’est l’assiette.
La cuisine, épicée avec justesse, équilibrée sans jamais verser dans l’excès, déroule des saveurs venues du cœur et de la mémoire familiale. En entrée, le « goundi », cette belle boulette moelleuse de poulet et pois chiches servie dans son bouillon parfumé, ouvre le bal avec délicatesse.
Suit le remarquable « gormeh sabzi », grand classique persan : un ragoût de viande longuement mijoté, relevé de citron séché, enrichi de haricots rouges et porté par une profusion d’herbes — persil, coriandre, poireaux, oignons — qui lui donnent sa profondeur végétale si singulière.
Le riz jaune au safran escorté de haricots noirs, les brochettes de poulet, les kebabs bien grillés ou encore le riz croustillant, craquant à souhait, font merveille dans leur simplicité maîtrisée. Une adresse modeste, sincère, dépaysante, qui rappelle que la vraie cuisine de transmission n’a nul besoin de décorum.














