La Fromagerie au Grand Hôtel du Soleil d’Or
« Megève : cata tranquille au Soleil d’Or »
Changement d’équipe au Grand Hôtel du Soleil d’Or, qui, depuis sa rénovation en 2020 à l’initiative du groupe BMF a beaucoup changé de chefs. Pour ce qui concerne la « gastronomie », la table qui se veut huppée du lieu se nomme « la Fromagerie ». Un nouveau duo de cuisine, le chef Roberto Pagliuca, napolitain bon teint et second du chef étoilé du Mareluna au Château de Théoule (même groupe), et le pâtissier Kevin Daraud (ex des Pourcel à Montpellier et du Barrière des Neiges à Courchevel) joue une partition attrape-tout qui veut plaire à tous et n’emballe guère.
Le velouté de potimarron et châtaignes est gentillet, le lobster roll, brioche farcie au homard, additionné de caviar la maison Petrossian (mariage trop salé et soi disant iodé sans grand intérêt), fettuccine (paraît-il maison, mais, en tout cas, trop cuites) avec trompettes de la mort et morilles dans une sauce théoriquement au vin jaune, même si on ne le sent guère, en tout cas trop salée, ou encore sole meunière (de 350g) un brin ramollo, avec carottes, navets glacés et tombée d’épinards laissent circonspect.
Les desserts, censés joués les stars du lieu, intriguent un brin, avec une tarte à la myrtille dite « sauvage de nos montagnes » franchement banale et simplement gentillette, le mariage mousseux de chocolat (genre laiteux), avec noisette, praliné et nuage chocolat, sans grand relief et le faux mont-blanc (sans châtaigne ou on n’a pas compris) avec bris de meringue, poire et yuzu trop sucré.
Le service est souriant mais lent (20 mn pour attendre les desserts !), alors que ce midi la salle chic avec ses peaux de bête était quasi vide. Seule bonne note : le délicieux rouge Montepulcciano d’Abruzzo Colle dei Venti au nez de sous-bois bien évolué en 2014 et tarifé 80 € (le moins cher des vins dits étrangers sur la carte), reflétant un choix éclectique. Bon appétit au Soleil d’Or !













