Strasbourg : connaissez-vous Louise ?

Article du 8 janvier 2026

Mosaïque à l’entrée © GP

Louise à Strasbourg ? Le renouveau de l’ex brasserie de la Bourse de 1927 revue en lieu contemporain par les designers Olivier Lopez et Kevin Zanni de Dorénavant Studio sur le mode Art Déco pour le compte de Pierre Diebold (Il Félice, la brasserie Boehm) et Jean Noel Dron (la Kammerzell, le Café Brant, Floderer à Strasbourg, Reims et Paris, comme le voisin bouillon Julien et l’Excelsior à Nancy).

Fenêtre et banquette © GP

La déco avec sa belle hauteur de plafond, son grand bar, ses salons, ses fenêtres ouvertes sur le mouvement de la ville et ses airs de bibliothèques intimes, fait de l’effet. Le service a du tonus, fait assaut de gentillesse. Et, en cuisine, c’est une vieille connaissance en la personne de Christophe Weber qui officie. On avait suivi au Bestial, puis au Faubourg 2, cet ancien de chez Joël Robuchon à Paris, qui officia également chez l’étoilé Hiertz à Diekirch au Luxemboug, mais aussi au Hilton à Lyon et à Strasbourg, puis avait ouvert une table et un bar à tapas à Barcelone, avant de se retrouver au Purgatoire, dans la Krutenau, dans un lieu du XVIe siècle sis dans une ancienne chapelle qui se nomma jadis le Renard Prêchant.

Façade © GP

Autant dire que le bonhomme est à son affaire avec le classique, comme le moderne. Les grenouilles dites « dynamite » en tempura sauce épicée flirtent avec les cromesquis de pied de cochon sauce gribiche (additionnés d’une salade truffée), les grenouilles à la provençale jouxtent la choucroute aux cinq viandes fort joliment présentée dans sa timbale ou la classique bouchée à la reine, un peu noyée sous sa crème, mais flanquée d’exquis spaëtzle.

Crevettes en tempura © GP

Figurent également sur la carte quelques bonnes viandes, comme un filet de boeuf Simmental sauce poivre, un tartare de boeuf charolais, une « grande escalope milanaise » (aux abonnés absents le jour de notre passage) ainsi qu’une volaille d’Alsace farcie ou des joues de porc façon grand-mère pour rester dans la note régionale. Plus un registre de desserts tentateurs, comme  le dôme glacé  à l’amande, avec sa vanille de Madagascar, son insert de clémentine corse, la torche aux larrons (nom alsacien du mont blanc) ou le baba au rhum arrangé.

Cuisses de grenouilles à la provençale © GP

S’y ajoute un choix de boissons variées (cocktails en folie, bières signées la Licorne) et des vins au verre ou en flacons (de l’honnête graves Calhavera des vignerons de Tutiac au grand médoc du château Sociando-Mallet du Roc de Cambes des Mitjavile – en passant par le blanc du clos de la folie Marco des Hering à Barr pour rester en Alsace). Assez pour se donner envie de revenir. Sachez que la maison qui peut servir 250 couverts chaque jour en continu fait aisément le plein. On comprend vite pourquoi.

Torche aux marrons © GP

Brasserie Louise

1 Pl. du Maréchal de Lattre de Tassigny
67000 Strasbourg
Tél. : 03 88 36 40 53
Horaires : 8h-23h.
Fermeture hebdo. : aucune.
Carte: 45-55 €.

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Publié le  8 janvier 2026 par

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