La Cour Jardin au Plaza Athénée
« Paris 8e : la Bretagne gourmande de Jean à la Cour Jardin »
La plus belle terrasse cachée de Paris, la plus chic, la plus gourmande ? C’est toujours, on le sait, le patio du Plaza en vert et rouge dit la Cour-Jardin. Cette année, la cuisine, signée Jean Imbert, y a fait sa révolution, troquant les saveurs méditerranéennes pour celles de la Bretagne nouvelle et ancienne. Cela ressemble à une sorte de souvenirs de vacances. Où le gamin de Sable d’Or les Pins, station balnéaire cachée à l’ombre du Cap Fréhel fait le compte de ce qui l’émeut.
Et, miracle, on marche avec lui, briefé par un jeune service qui connaît sa chanson et la récite avec application, pratiquant service au guéridon avec aise. Au programme, le carpaccio d’artichaut avec sa vinaigrette au cidre et ses herbes du potager de Jean, les langoustines en vinaigrette avec sa salade de petits fenouils au curry et menthe, la galette de blé noir à l’andouille de Guy et la tomme de Brocéliande ou encore la tartine de tourteau avocat et estragon.
Les mets de résistance sont comme des odes à la mer, comme le turbotin entier au four, servi pour deux, découpé devant vous soi, garni de riz vénéré, carottes rôties, réduction carotte et orange ou le Saint-Pierre de Bretagne grillé aux moules de bouchot et aubergine qu’on arrose, comme le reste, d’un exquis rosé château de Romassan du domaine Ott tout en délicatesse et fraicheur.
Les desserts, signés des maestri maison, Angelo Musa et Elisabeth Hot sont un festival. Ainsi la salade de framboises avec amandes et tagète, le millefeuille de kouign-amann, rhubarbe et chouchen, la « beurre sucre » en gâteau de crêpes, flambé au calvados ou encore la splendide tranche glacée « Sainte-Jeanne » au caramel et beurre salé, avec noisette & meringue. De quoi se donner envie de passer ses vacances du côté de la côte de granit rose.















Cher Eric, est-ce que « laudateur » ne sonne pas mieux que « laudatif »? Merci de nous lire si fidèlement.
Ah, le retour de Jean Jean. Ça faisait bien une semaine que l’on avait pas eu droit à un article laudatif.