Magdalena
« Paris 8e : croquez Magdalena ! »
C’était le Café Pouchkine. C’est devenu Magdalena : une brasserie d’angle, en ligne de mire sur la place de la Madeleine et l’église éponyme, avec son cadre sobre et contemporain, son vaste comptoir d’entrée, son service efficace et souriant, sa belle vaisselle en porcelaine, ses plats en cuivre Mauviel. Il ne reste de l’ancien décor néo-balzacien que les toilettes « historiques » et un escalier stylisé. La carte, elle, met à l’honneur une cuisine bourgeoise de qualité sous la gouverne d’un briscard voyageur, Sylvain Bouzard, ayant oeuvré en Angleterre, notamment chez Ladurée au sein d’Harrods, et dans quelques brasseries costiennes comme Germain et Thoumieux époque Piège.
Son registre classique séduit sans mal, entre oeuf mimosa, pâté en croûte, foie gras mariné au bourbon, gratin de queues d’écrevisses, saint-jacques snackées dans leurs coquilles, filet de bar poêlé, belle entrecôte des Nivernaises. On choisit sa sauce (beurre blanc, béarnaise ou autre) et ses accompagnements (gratin dauphinois, frites, purée, salade légumes du moment) qui ne sont pas, comme trop souvent ailleurs, comptés en plus.
Les exquises pâtisseries sur chariot (comme l’excellent Paris/Brest, mais aussi la tarte aux framboises, le flan parisien, la tarte au citron meringuée) et les gourmandes profiteroles, avec leurs sauce chocolat et leur belle glace vanille de chez Philippe Faur, annoncent ce qui est une autre des spécialités de la demeure : un « teatime » proposé tout l’après midi avec ses gourmandises sucrées salées. Succès en vue.











