Le Tout-Paris au Cheval Blanc Paris
« Paris 1er : un déjeuner du dimanche au Tout-Paris »
Un déjeuner du dimanche au Tout-Paris? Forcément une fête ! La maison que l’on découvrait – avec ravissement – à son ouverture s’est rodée. Sa vue sur Paris est toujours à couper le souffle, quel que soit le temps. Le cadre coloré, signé Peter Marino, continue de faire son petit effet chic et choc et si le confort des banquettes de cuir rouge comme les siège ergonomiques polychromes, fait plus que jamais, le coup du charme. Le service est au petit point se patine, sous la gouverne du toujours malicieux Guillaume Bertauld, jouant la complicité et le naturel.
Quant à la cuisine, sous la houlette de William Béquin et veillée par le grand Arnaud Donckèle, qui a obtenu une étoile – méritée ! -, elle donne avec réussite dans la tradition allégée et le partage. Quelques exemples ? Ces entrées fines et légères, savoureuses et fraîches, jolies à voir et exquises à savoureux, que l’on croque et goûte avec plaisir. : haddock cresson et œufs de truite, artichauts barigoule sauce citronnée, salade de poulpe, oeuf poché et champignons, gravlax de Saint Pierre frotté aux baies roses, maquereau brûlé à la flamme avec gelée d’escabèche herbacée ou encore légumes en fines tranches infusées à la coriandre, avec vinaigrette pamplemousse et sorbet à l’artichaut.
Les plats de résistance reprennent les grands classiques de la cuisine française, sans trop de fioriture, de chichi, comme l’entrecôte grillée sauce béarnaise (découpe fine, goût de grillé splendide, viande extra tendre en direct des Boucheries NIvernaises), le mignon de veau et sa sauce blanquette, la canette avec sa cocotte de légumes, jus de canard et fruit de la passion. Et le s’accompagne de bien jolies choses, que l’on place au centre de la table, comme la purée de pommes de terre au beurre noisette avec câpres et mini-croûtons, sans omettre l’éventail de légumes avec crémeux de livèche.
Les douceurs, également à partager, signées de l’expert Maxime Frédéric qui sait faire simple en majesté, séduisent sans forcer. Ainsi, avec la tarte au citron, la glace vanille turbinée, la mousse au chocolat – très chocolatée … à damner un saint ! – la poire rôtie au miel et sa crème crue à la vanille, le pain perdu et sa chantilly au fromage blanc, enfin son mini yaourt gourmand à la vanille. Un coup de chapeau, enfin, au superbe choix de vins au verre comme le champagne brut Veuve Clicquot au joli nez toasté, le Saint-Joseph 2020 de Stéphane Montez ou encore le riche pauillac Lacoste-Borie 2018 second vins de Grand Puy La Coste de la famille Borie. Des vins de fête pour une agape dominicale de choix !













