Cook-ki
« Nancy : la fusion selon Anh Quoc Le »
Cook-ki : cuisine (en anglais) et énergie (en japonais). À cette enseigne, Anh Quoc Le a créé une table fusion de qualité. Natif de Suisse de parents vietnamiens – sa mère est originaire de Hanoï, son père de Saigon -, il a été élevé, comme son épouse Audrey, à Liverdun, tout près de Nancy. Formé au Grand Hôtel de la Reine à Nancy avec l’étoilé Michel Douville, puis est longtemps passé en entreprise à Chalon-sur-Saône avant de travailler du côté de Lyon, pour le compte de l’OL au stade de Gerland, il proposent une cuisine franco-vietnamienne, rappelant ses saveurs familiales mais jouant la créativité sans faille.
Quelques exemples de sa manière, riche, enlevée et savoureuse ? Le tartare de couteaux aux poireaux, basilic thaï, coriandre vietnamien et ail doux, poudre de riz, graines torréfiées, plus crème de soja jaune, crème de curry au bouillon de liseron d’eau, pépites de gravlax de wagyu aux agrumes et encore pois vert et feuilles d’or. Ou la poitrine de cochon Char Sui en deux cuissons, servi avec ses girolles sa sauce à la mirabelle, son miel propolis de Richarmenil avec son Parmentier de patate douce pourpre aux cinq épices, plus chou pak choï.
Mais il y a plus simple comme ce plat du jour qui peut être un traditionnel « Bo Luc lac » aux boulettes de bœuf selon la recette de la grand mère d’Anh Quoc. Et pour le dessert, on se régale d’un « finger » façon dacquoise, avec crème végétale de bourgeons de pin avec une liqueur de Dombasle-sur-Meurthe, framboises, mûres et un caramel de quetsches au lait de coco. On boit là-dessus un thé au jasmin grand cru qui accompagne ce voyage exotique et gourmand tout en légèreté.












