Simenon et Maigret passent à table
Une délicieuse réédition à l’occasion du 120e anniversaire de la naissance (à Liège) de l’écrivain protéiforme, créateur des Maigret : ce livre, paru pour la première fois en 1992, sous la signature de Robert-Julien Courtine. Le fameux chroniqueur du « Monde », excellent connaisseur de l’oeuvre du grand Georges, exalte ici l’amour que ce dernier, comme son héros favori, porte à la cuisine bourgeoise, simple, saine, familiale, celle que Mme Maigret sert à son mari, chez eux, entre deux enquêtes. L’éloge de Simenon, la saga des Maigret au fil de ses aventures tortueuses, policières et gourmandes, un malicieux pastiche de Simenon par Courtine, une liste d’adresses (« les tables de Maigret ») dont beaucoup existent encore (Fred, l’Impasse, le Petit Tonneau, chez Benoît, chez Philippe alias l’Auberge des Pyrénées-Cévennes) : voilà ce qu’on trouve là. Sans oublier les très nombreuses bonnes recettes de Mme Maigret : brandade de morue, aïoli (écrit ici « ailloli »), homard à la mayonnaise, omelette de la fermière, lapin farci, boeuf mironton, tête de veau en tortue, canard à l’orange, tripes à la mode de Caen… On ne citera pas tout, évidemment. Vantons, en tout cas, ce petit livre délicieux auquel le malicieux Sébastien Lapaque offre une préface qui rappelle que Simenon avant d’être un gourmand polyforme était un Don Juan inépuisable…
Simenon et Maigret passent à table, de Courtine (La Table Ronde, la Petite Vermillon, 268 pages, 8,90 €).







Certes, cher Bref, certes… Mais quand même, les romans «durs » (hors Maigret), ce n’est pas si mal !
Courtine dont Pierre Viansson-Ponté disiait avec malice « je vous présente mon Collaborateur » en souvenir de la guerre.
pour moi Simenon ça sent trop le pot-au feu. je ne voudrais pas me fâcher avec Assouline. et ce Maigret qui de temps en temps met une claque sur les fesses de Madame quand on connait Simenon, c’est bizarre!.
Vous avez raison! Cela fait plaisir d’avoir de bons lecteurs…
120eme anniversaire de la mort ? Vous êtes sûr ?…