Le Rousseau
« Grenoble/Pont-de-Claix : le joli duo du Rousseau »
Elie Michel-Villaz, le chef, et Hugo Bijaoui, l’homme de salle et sommelier, mettent en avant le produit local, les vins pleins de vie et de fraîcheur, et des idées qui changent au gré de la saison et du marché. La fine mousse de carottes, avec œuf mimosa et quinoa soufflé, en fin amuse-bouche, le délicat velouté de cèpes du Nord Isère avec crème fumée, avec croûtons à l’huile de noix du Vercors ou encore la lotte panée panée en beignet, flanquée de sa harissa maison et de fraîches tomates cerises ne manquent pas de caractère.
On aime encore le saint-pierre aux cocos de Paimpol avec soupe de poissons et on garde un peu de place pour le filet de boeuf de race Montbéliarde, avec céleri rave et cèpes du Nord Isère, comme pour la magret de canard entier, avec polenta et légumes rôtis, servi en portion pantagruélique. Il est vrai que toutes les portions sont généreuses.
Mais il faut absolument de la place pour les bien jolis desserts : panna cotta au thé Oolong, avec granité à l’antésite avec sa compotée de fruits du verger ou le superbe riz au lait et caramel que surmonte un épatante sorbet pêche. Là dessus, Hugo vous propose, non sans culot, le Grand Marnier 1970, aux fragrances de cognac et orange, qui prouvent que cette liqueur célèbre que l'(on boit généralement jeune, vieillit bien.
Mais, auparavant, on aura goûté l’amusant, friand et frais pétillant naturel 2022 de chez Finot frères à Bernin, Isère et encore, au verre, le superbe hautes côtes de Beaune 2019 de Marthe Henry Boillot. Un ban pour le Rousseau !














