Chez Georges
« Paris 2e : le bistrot modèle »
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De Jean-Gabriel de Bueil et de Georges rue du Mail, on vous a tout dit, la carte à l’encre violette, le service complice, les vins rieurs, le patron aubergiste qui a soldé son mini empire pour ne se consacrer qu’à une seule maison et chouchoute ses ouailles comme des amis. Plus la cuisine simple et bonne, immédiatement compréhensible, la fameuse « confort food« , comme disent nos amis américains qui adorent ce lieu exemplaire, modèle dirait-on, et qui les fait rêver, comme nous d’ailleurs, avec ses banquettes de moleskine, ses moulures, son comptoir en étain, ses tables bien nappées, ses grands miroirs qui donnent, à chacun, le sentiment qu’à chaque instant, il se passe ici « quelque chose » .
On y est retourné le coeur en joie, que le menu reste identique à ce qu’il fut, sachant que le lieu reste un modèle du genre. Quoi de neuf ? Que du vieux et du bon ! Le saucisson sec et les radis beurre en. amuse-gueule, comme les rillettes d’oie, le jambon persillé, la salade de lentilles, l’oeuf mayo bio, les cèpes sautés, les escargots au beurre persillé, le foie de veau à l’anglaise, le ris de veau aux morilles ou la sole meunière : voilà des choses qui nous rassurent et nous ravissent, dont on ne se lasse guère.
Les desserts, comme les profiteroles au chocolat, la tarte Tatin avec sa crème épaisse, le superbe millefeuille avec sa magnifique crème diplomate, sont du même bel acabit. Et les vins sont au diapason, comme le champagne de Pierre Montcuit servi à la coupe, le vif quincy du domaine Lecomte, le si fruité chenas « rouge caillou » Dominique Piron ou encore le splendide et rare côte de Brouilly château Thivin de Claude Geoffrey que Jean-Gab’ himself qualifie audacieusement de « Rayas des beaujolais ».
Georges rue du Mail ? Voilà un lieu éternel qui fait aimer Paris…













Génial…tout cela est rigoureusement exact…vrai..
Merci