Vous ne connaissez rien de moi de Julie Héraclès
La « tondue de Chartres »? Sur cette photo célèbre de Robert Capa, où l’on voit une femme au crâne rasé portant un enfant, surveillée par un policier et observée par toute la ville, Julie Héraclès, native de Chartres, brode un premier roman, riche, touffu, prenant, celui d’une jeune fille, Simone Grivise, naïve mais ambitieuse qui, dans sa ville occupée, va se mettre au service des Allemands, proposant un travail de traductrice et tombant amoureuse d’un allemand amoureux des livres et anti-nazi. Auparavant, elle tombera enceinte des oeuvres d’un fils de bourgeois et devra « se débrouiller » avec l’aide de sa soeur pour retrouver sa liberté. Un parcours difficile semé d’embûches,qui démarre naïvement façon « Lacombe Lucien » mais où notre Simone, devient peu à peu lucide, même si elle s’efforce de partir en Allemagne à la recherche de son Otto, quitte à endosser l’identité d’une militante du PPR de Doriot. C’est, certes, bien fait, même si l’auteur s’oblige à mettre de l’argot dans le récit de son héroïne, pour rappeler qu’elle est issue d’un milieu populaire. Voilà en tout cas, avec son sujet sulfureux, un premier roman qui ne passera pas inaperçu.







Miracle de mauvaise foi… les » héroïnes » ont réellement existé, leurs actions ignobles ont envoyé des innocents à une mort abominable… leur trouver des « excuses » au nom de la création littéraire est inacceptable.
Néanmoins « tondre » est la négation de la justice, une vengeance inadmissible et ceux qui ont vécu ces temps disaient que ceux qui le faisaient cherchaient souvent à se dédouaner de leurs lâchetés et de leurs compromissions