Adraba
« Paris 18e : festin levantin chez Adraba ! »
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Direction le versant sud de la Butte où notre historien gourmet Pascal Arnoux a déniché la dernière pépite levantine à ne pas manquer. Suivons-le.
Entre la Place Blanche et la rue des Abbesses, une joyeuse équipe s’active chez Adraba (le temps qui passe en araméen) afin de proposer une ode gourmande aux traditions culinaires du Levant. Ouvert début juillet, ce lieu, à l’ambiance festive et au cadre contemporain et convivial, invite ses hôtes à la découverte d’une cuisine qui voyage de la Méditerranée au Moyen-Orient.
L’accueil est épatant, l’enthousiasme ambiant communicatif ! En salle ou au comptoir face à la cuisine ouverte, un festin coloré se dévoile sous vos yeux. Le chef israélien Elior Benarosh magnifie le beau geste et met en scène ses assiettes avec fantaisie tandis que l’équipe de salle est au diapason sans omettre les bons tours de David le mixologue qui signe des cocktails signatures à ne pas laisser passer tel ce floral Adraba Spritz à la bergamote.
Une soirée ici même ? Elle commence par les bissim, des petites bouchées pour se mettre en appétit comme le pain con matboucha, fondant petit pain sous une confiture de tomates et de poivrons cuite pendant une dizaine d’heures, pas moins ! Y succèdent les brochettes-côtelettes accompagnées d’ezmé, une salade turque aux légumes brûlés avec mélasse de grenade, la moufletta, une crêpe au miel sur un mode séfarade et marocain ou encore la jolie et originale déclinaison autour du céleri baptisée « célerimi ».
On raffole aussi de la bouillabaisse de la maman marseillaise du chef revisitée avec brio par le fiston. Et on embraye avec l’Éternel Été qui aligne pastèque, poivrons marinés, persil et tulum, un puissant fromage de chèvre de Turquie. Les sardines (Baladi) marinées au vinaigre, le Shlomoza à base d’aubergine, d’œufs et de kishk (rare pierre de yaourt séchée au soleil, made in Jérusalem que l’on râpe pour relever un plat) sont également exquis.
On y ajoute la « Black Ikra, des oeufs de poisson relevés d’oignons rouges pour finir son esh bread littéralement le « pain-feu ». Et on arrose le tout d’une sélection de vins israéliens de bon ton à l’instar ce Jérusalem Wineyard 2020, un chardonnay des hauteurs de la Ville Sainte aux séducteurs arômes de pêche.
Côté douceurs, on craque aisément pour le divin Gogo’im et son mariage réussi d’abricot, de fenouil, de limonarak et de verveine. L’ambiance est au RDV avec une clientèle déjà nombreuse et conquise. Longue vie à Abrada.















