C’est un lieu chargé d’histoire, où le temps reste suspendu sous les stucs, boiseries, gravures et autres miroirs magiques qui décorent avec intimité les petits salons XVIIIe. La grande salle a vue sur la Seine, mais c’est bien les petits salons avec les miroirs gravés par les cocottes qui passèrent là des heures mémorables qu’il d’abord […]...
Ce sera peut être l’une de vos tables de l’été. Ou votre table secrète. Voilà une demeure inconnue au bataillon des guides – ou, en tout cas, du Michelin et hors circuit ou hors norme. A la base, un personnage hors du commun, un peu chef, beaucoup aubergiste, pas mal comédien. J’ai nommé Peppino Mammoliti dit […]...
La Petite Suisse d’Alsace, c’est, entre Wasselonne et Marmoutier, un pays à part, avec ses courbes verdoyantes et vallonnées, ses collines dodelinantes, ses forêts ombreuses, le massif du Schneeberg qui pointe au loin comme une haute balise. Les parages incitent à la flânerie sans ombre. Et pour faire bombance, les adresses gourmandes ne manquent guère […]...
Il est le petit roi non dit de la pâtisserie alsacienne. Né à Colmar, formé à Guebwiller, mais aussi à Paris, chez Malitourne, Dalloyau et à la Tour d’Argent, star à Strasbourg(chez lui, à son nom et à l’enseigne d’Epices et Chocolat), Thierry Mulhaupt est revenu dans sa ville natale en reprenant la maison Jean, qui […]...
On croyait qu’il voulait vendre, aspirant à une belle retraite, et le revoilà plus jeune, plus dynamique et plus fringant que jamais. Lui? Ernest Mathis, 3e du nom, gitant, depuis 1970, face à l’église protestante de Sarrebourg. Il est le doyen des grands chefs de Lorraine, pile à la porte de l’Alsace d’où lui viennent […]...
C’est une demeure que je suis depuis ses débuts et qui prend ces temps-ci son envol. Hier soir, dans la chaleur de l’été, avec l’air apporté par les proches sommets vosgiens et la forêt attenante, la maison prenait un tour autre. Cela s’appelle le « Kasbür », autrement dit le paysan fromager, hommage au grand-père d’Yves Kieffer, […]...
Son labo, au cœur de son village vigneron, est un atelier des merveilles. Je suis allé revoir encore cette princesse des aigre-doux, experte en glaces (ses vacherins aux fruits sont superbes), jolis entremets, gâteaux délicieux, qui est non seulement la fée des confitures, mais une femme de coeur. Cette star (au Japon comme à Colmar) […]...
A Colmar, Yasuaki Sato est la valeur sûre nippone, le point de repère de la cuisine zen, le natif de Yokahama travaillant, avec discrétion, à faire connaître la cuisine du Japon. La maison se nomme le Soleil Levant, elle a été revue avec charme et discrétion, mais sans tapage (ce fut jadis un bistrot néo-1900 […]...
Jacky Quesnot est un fromager à part. Ce natif de Sélestat, dont le grand-père était normand de Pont-Audemer, faisait les marchés lorsque je l’ai découvert il y a deux décennies sous l’ancienne halle de Colmar avec Patrick Fulgraff du Fer Rouge. Il va d’ailleurs fêter ce mois-ci les vingt ans de sa belle échoppe façon […]...
Me voilà à Colmar en fin limier, avec mon compère Jean-Loup Reverier (voir « Bons Baisers de Colmar« ), face à la gare tant raillée par Hansi. Nous sommes au Grand Hôtel Bristol, une demeure de tradition gérée par les Rhiem depuis des lustres. Richard, grand pro du genre, a modernisé le style de cette demeure ancienne, […]...
Me voilà dans la ville d’Hansi (celui des belles images de l’Alsace heureuse, destinées aux enfants de France, du temps de l’annexion), celle de Bartholdi (le sculpteur de la statue de la Liberté), du général Rapp, ce héros napoléonien et aussi du baron Lazare de Schwendi, bailli de Charles Quint, qui, selon une légende, ramena […]...
C’est un tout petit truc, une épicerie chic, dans une rue commerçante, doublée d’une salle à manger allongée, genre couloir, avec ses banquettes de moleskine, ses tables de bois, ses bocaux, ses pâtes choisies, ses vins de roi. Deux jeunes gars, plus enthousiastes que vraiment « pros », j’ai envie de dire l’Italie des deux Bertrand, mènent […]...
Un musée de province? Ou de région? Avec ses Signac, ses Dufy, ses Bonnard, ses Sérusier, ses Othon Friesz, ses Maurice Denis ou ses Hélion, plus Emile Friant, l’enfant du pays, né à Dieuze, réfugié avec ses parents à Nancy, après l’annexion prussienne de l’Alsace/Moselle, cette « jeune Nancéienne sous la neige », ces « Amoureux » se faisant […]...
Une fin de soirée chez Tanésy… c’est une prise douce de l’ambiance gourmande de Nancy. Mon père, qui possédait jadis Est Inter Salaisons et vendait l’andouillette de Conneré dans la Sarthe, au marché de gros nancéen, pestait alors contre ce jeune loup natif d’Aix qui samusait à faire de l’andouillette de loup (!) ou du […]...
Petite dînette du soir face au Musée lorrain nouvellement rénové. Le P’tit Cuny fut jadis une taverne purement lorraine fondée par Jean-Marie Cuny, l’historien de la cuisine régionale. Mais le lieu est désormais une taverne au coeur plus large. Elle a gardé le côté rustique, avec ses nappes à carreaux et ses chopes au plafond. […]...
Elle porte un nom de vieille noblesse lorraine, raconte sa région avec fierté, est la Jeanne d’Arc du bon produit fermier, se révèle experte en fromage, mais aussi en condiments, vinaigre, confitures et autres douceurs. Cette diplômée en analyse sensorielle et dégustation vient d’ouvrir, avec sa nièce Bénédicte, une neuve échoppe dédiée aux produits fermiers […]...
On pourrait jouer aux échecs géants sur la place Stan’ rénovée, regarder la photo du bienfaiteur de Nancy, de Lunéville et de Commercy à l’infini, prendre son temps et la mesure des choses. Pour ce faire, un lieu idéal: le Grand Café de Foy, monument d’angle XVIIIe, revu beau et chic par les Claussin. le lieu […]...
Nancy, son musée des Beaux Arts, sa place Stanislas, ses demeures Art nouveau, ses fanfreluches architecturales signées Gruber, Majorelle ou Gallé n’est jamais plus belle que l’été. Ce mardi 29 juin, il fait 30°. On songe à l’éclat du soleil sur les vieilles pierres grises, soudainement dorées. Nous sommes dans la Lisière de Patrick Grainville […]...
La maison est fameuse: c’est celle où Joël Robuchon connut les débuts de sa gloire trois fois étoilée. Le lieu a été repris, rajeuni, revivifié, après quelques passages éclectiques (le dernier en date Elisabeth de Rozières et sa cuisine des Antilles, après le plus gastro et robuchonien Benoît Guichard) par Alain Pras qui fut le directeur […]...
Si vous faites votre marché à Auteuil, qui a su garder son air de village comme au temps d’Apollinaire (« Le Flâneur des Deux Rives« , Gallimard/L’Imaginaire) et de Léon-Paul Fargue ( « Auteuil est comme la campagne de Passy. Les gens de Passy vont à Auteuil comme les gens de la rue Etienne-Marcel vont à Brunoy le […]...
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