Les « California Girls » : une chanson des Beach Boys qui marque les années 1960, comme le meurtre rituel, opéré avec d’autres, par la « famille Manson ». Simon Liberati, à qui on doit déjà « Jane Mansfield 1967 » et « Eva », se penche avec minutie sur ce qui fut bien plus qu’un fait divers: la fin d’une époque. Le […]...
De Stéphane Hoffmann, on connaît au moins les Auto-Tamponneuses, ce portrait un tantinet acide de la bourgeoise bretonnante du golfe du Morbihan, qui s’ennuie avec verve. Mais on n’a pas oublié que ce joyeux lettré, dandy discret quoiqu’impénitent, autobiographe modeste pratiquant l’auto-dérision avec art (« le Gros Nul », « Journal d’un Crétin », tous deux parus au Rocher), […]...
De Dubois, on a à peu près tout lu. On sait qu’il est notre Raymond Carver à la française, qu’il est habité d’obsessions qui confinent à la fascination, que certains de ses titres sont des emblèmes (« la vie me fait peur« , « je pense à autre chose », « parfois je ris tout seul« , « une année sous silence« ), […]...
Elle les ausculte, les inspecte, les raconte. Pour le Point et BFMTV, Anna Cabana s’amuse à décortiquer et à mettre en équation lisible les bêtes du zoo politique. En voilà une petite fournée, moins de trente, où se glissent deux têtes littéraires (Modiano, Finkielkraut) et deux icônes du show biz (notre Johnny national saisi en […]...
Cela s’appelle « Mariage Républicain », selon le supplice (deux corps ligotés l’un à l’autre et plongés dans la Loire) imaginé par le sinistre Carrier à Nantes durant la Terreur. Et c’est le 2e tome – on allait dire la Saison 2 comme pour « Game of Thrones », « 24 heures Chrono » ou « Mad Men » – du Lys Blanc […]...
« Il me semble désormais que Roger est en Italie » faisait partie, jusqu’ici, de ces livres minuscules qu’on se repassait en douce, entre amis, entre fous d’Italie, entre passionnés de cinéma, entre camarades lettrés, comme un opuscule rare, un porte-bonheur, un bréviaire. Publié chez Actes Sud en 1986, il y a tout juste trente ans, republié […]...
Ils sont deux, Ilann et Soline, jeunes, beaux, un tantinet pauvres et désoeuvrés, vivant elle de musique sur violoncelle, lui de petites combines dans une agence immobilière, à s’aimer dans un square de Paris. Ils jettent un oeil sur un vieux couple voisin de leur banc et s’exclament : « on dirait nous, à leur âge« . […]...
Voilà, en exclusivité pour les lecteurs de ce blog, la préface de mon livre sur l’Alsace des Ecrivains. Un prélude comme invite à un voyage dans la belle province d’entre Vosges et Rhin en vingt six chapitres… « Quand on a eu le bonheur de naître dans les Vosges, entre le Haut-Barr, le Nideck et le […]...
L’âme française est-elle à cueillir à Saint-Denis, du côté de la crypte des rois de France ? Dans le jeu royal des frères Boniface, as du rugby, natifs de Montfort-en-Chalosse ? Chez Chateaubriand, Tocqueville, Saint-Exupéry, Cyrano de Bergerac, sans omettre Dumas et les Trois Mousquetaires? Denis Tillinac, à qui l’on doit des essais littéraires, des […]...
Les écrivains sont des despotes qui règnent sur le peuple des mots ». Ou encore: « avec ses noms communs et ses noms propres, le Petit Larousse aura été ma première agence de voyage« . Et enfin : « l’écrivain sera toujours considéré comme un être étrange qui entretient avec les mots des relations plus intimes et plus passionnées […]...
Un polar littéraire, un clin d’oeil au milieu, un pied de nez à l’édition comme aux lecteurs, une réflexion sur le pourquoi et le comment de la littérature: il y a tout cela dans le dernier roman de David Foenkinos. Cet écrivain malicieux, qui prend plaisir à se renouveler d’un livre l’autre, nous avait séduit […]...
Comment transformer le vil plomb de l’article journalistique en l’or pur de la littérature: lisez ce livre d’heures et vous comprendrez. Jean-Paul Enthoven, dandy lettré, à qui on doit, entre autres, un Dictionnaire Amoureux de Proust, un essai sur la mélancolie chez les écrivains (les Enfants de Saturne), sans omettre un joli roman autobiographique (Ce […]...
Ce livre, c’est le bordel, le foutoir, l’esquisse d’une confession générale du plus grand acteur français qui tente de tout raconter sur 250 pages, mêle le récit embrouillé de sa vie et le commentaire de texte(s) en pagaille. La passion du théâtre, la foi en Molière, le respect pour Racine, l’amour de Céline, la passion […]...
Max Genève, qu’on connut jadis sous le nom de Jean-Marie Geng, alors qu’il publiait « l’Illustre Inconnu » (c’était en 1978 chez Christian Bourgois), a toujours su mettre en scène les écrivains, célèbres ou non, avec talent. Le joli récit qu’il nous donne aujourd’hui livre un Honoré de Balzac perclus de dettes, qui, pour fuir ses créanciers […]...
Journaliste au long cours, fille et nièce d’écrivains (Flora et Benoît Groult, sans oublier le tonton Paul Guimard), Colombe Pringle qui a beaucoup sacrifié à la presse, dirigé notamment Vogue et Point de Vue, participé à Canal Plus, après avoir été grand reporter à l’Express, a pris une retraite bien méritée – comme on dit. […]...
Laurence Cossé ? On la connait et on a la suit depuis tant et temps… Les bancs de sciences po, ses débuts en littérature avec « les Chambres du Sud » (1981), ses romans drôles, vifs, surprenants, qui savent prendre en compte l’actualité, comme le très réussi « 31 du mois d’août » (2003), où l’on partait en quête […]...
« La maison de Louise ne connaissait jamais le repos. La vaisselle du déjeuner était à peine terminée que se préparait la soupe du soir ». C’est pour ce genre de phrase qu’on adore Jean-Luc Petitrenaud. Non pas seulement le chroniqueur gourmand et impénitent qui fait des bruits de gorge en imitant la venue du beaujolais nouveau […]...
Frédéric Vitoux, son île Saint-Louis, il nous l’a tellement racontée, depuis « Sérénissime » jusqu’à « Jours Inquiets dans l’île Saint-Louis« , qu’on pensait n’avait plus rien à en nous dire. C’était mal le connaître. Ce piéton de l’île, élevé ici même et toujours résident amoureux, conte une jolie tranche de vie à travers le prisme d’une table d’habitués […]...
Il se raconte, prend prétexte d’un procès qu’il s’intente à lui-même, se livre aux autres, raconte sa vie, démarre en Allemagne, à l’aube du Nazisme, à Munich, où son père est diplomate et lui enseigne la tolérance, prend sa propre défense, face à son si sévère « sur-moi » qui ne lui pardonne rien, de sa lâcheté, […]...
C’est un livre « modianesque » en diable – paru pour la première fois en septembre 1945 à Genève. D’ailleurs, si Patrick Modiano l’a préfacé c’est bien qu’il y a plus qu’une connivence entre l’auteur(e) quasi inconnue qui le signe et conte son itinéraire sous l’occupation avec l’auteur de « Dora Bruder » et de « la Place de l’Etoile« . […]...
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