Fugazi
« Tel Aviv : nos réticences face au Café Fugazi »
Nouveau venu sur la très courue rue Nahalat Binyamin, à deux pas de l’effervescence gourmande du quartier, Fugazi fait déjà beaucoup causer à Tel Aviv. Il faut dire que son parti-pris déco ne passe pas inaperçu : comptoir rond monumental en métal brut, lignes industrielles assumées, esthétique minimaliste et presque radicale qui tranche avec les cafés cosy et bohèmes qui pullulent alentour.
Le lieu intrigue, attire, aimante les regards. On y vient autant pour voir que pour goûter. Et les réseaux sociaux, forcément, s’en sont emparés. Sur place, pourtant, l’expérience mérite sans doute encore un peu de rodage. Lors de notre passage, un matin vers 11h, la terrasse – entièrement exposée, sans la moindre parcelle d’ombre – s’apparentait davantage à une épreuve d’endurance qu’à une pause café. Ajoutez à cela un niveau sonore assez corsé, et nous avons préféré battre en retraite plus vite que prévu.
Dommage, car la pâtisserie proposée au comptoir a de quoi séduire : cookies dodus, viennoiseries dorées, tartes appétissantes et autres douceurs maison (?) donnent envie de s’attarder. Il y a là un vrai potentiel, une promesse gourmande tangible. Alors, simple phénomène de curiosité ou future adresse qui comptera vraiment dans le paysage caféiné de Tel Aviv ? Sans doute faut-il laisser à Fugazi quelques semaines pour affiner son service, apprivoiser son ambiance et corriger les détails qui comptent.












