Paris 7e : la gentillesse du Petit Tonneau

Article du 1 octobre 2025

Arlette, Vincent et Marcel © GP

Dans une rue gourmande où les tables étoilées (David Toutain juste en face, Tomy & Co juste côté) font bon ménage avvec les bistrots de quartier (la Poule au Pot toute voisine), ce Petit Tonneau joue les perles tranquilles. On y a connu Jaïs Mimoun, devenu star à son nom à deux pas d’ici et toujours la même rue (chez Jaïs), mais aussi au Petit Célestin avec son frère Yanice et à Ramatuelle. Arlette Iga y joue toujours la maîtresse de maison aimable et maternelle, tandis que Marcel Bou Chalhoub, son mari, ex responsable des banquets au Bristol s’active en salle, ouvrant les beaux flacons avec dextérité.

Salade de lentilles © GP

Le lieu a été rénové avec joliesse, revu chic avec ses belles nappes blanches (remplaçant celles à carreaux rouges et blancs d’antan), ses murs dans les tons beiges, ses sièges en cuir. En cuisine, officie toujours avec sérieux Vincent Neveu, qui oeuvra également au palace de la rue du Faubourg Saint-Honoré, sur une partition tradi, nette, sans chichi, ni bavure. On aime particulièrement ses bons tours ménagers comme le croustillant de pied de porc, servi avec une crème de raifort et des pickles de légumes, l’exquise salade de lentilles avec ses lardons et la blanquette de veau grand mère avec sa viande, sa sauce crémée si savoureuse, son riz pilaf.

Croustillant de pied de cochon © GP

Mais tout ce qui est ici proposé est digne d’éloges. La poêlée de girolles, le saumon mariné au fenouil sur un carpaccio de betteraves avec sa crème aigrelette, les queues de langoustines poêlées avec son bouillon des pinces à la citronnelle, le dos de cabillaud rôti sur un risotto au citron, le carré d’agneau rôti au thym au jus corsé, le châteaubriand avec sa sauce au poivre vert ou encore le pigeon en deux cuissons, polenta et figues rôties, témoins des beaux achats effectués chaque nuit à Rungis par l’actif Marcel qui se dévoue pour ses clients tel un bon samaritain pour ses ouailles.

Blanquette © GP

Il y a encore les jolis accompagnements (haricots verts frais, gratin de pommes de terre façon dauphinois et endives braisées) qui confirment le sérieux de ce qui est ici servi. Avec tout cela, les jolis vins du moment au verre font figure de pépites, comme le rully saint Jacques du Cellier des Dames, le château Chasse-Spleen si charmeur en 2017 ou encore le voluptueux Pavillon de Glana, second vin du château du Glana, vertueux saint-julien, en 2018.

Chateaubriand au poivre © GP

Et, comme la fête ne s’arrête pas là au salé, on fait un sort aux jolies douceurs d’enfance : nougat glacé aux fruits secs et coulis passion, pot de crème au chocolat noir et framboises fraîches, traditionnelle tarte Tatin et sa crème crue de Normandie ou encore tarte amandine aux quetsches. Voilà un bistrot sérieux à noter sur vos tablettes, d’autant plus précieux qu’il est ouvert le dimanche.

Nougat glacé © GP

Au Petit Tonneau

20, rue Surcouf
Paris 7e
Tél. 01 47 05 09 01
Menus : 30 (formule, déj.), 40 (déj.) €
Carte : 55-95 €
Fermeture hebdo. : Lundi soir
Métro(s) proche(s) : Invalides, La Tour Maubourg
Site: www.aupetittonneau.fr

 

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Publié le  1 octobre 2025 par

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