L'Auberge Basque
« Saint-Pée-sur-Nivelle : dernières nouvelles de Cédric Béchade »
Sur les hauteurs de Saint-Pée-sur-Nivelle, l’Auberge Basque est le domaine de Cédric Béchade, chef étoilé formé à l’Hôtel du Palais à Biarritz avec Jean-Marie Gauthier et au Plaza Athénée aux côtés d’Alain Ducasse et de Jean-François Piège, notamment à la Cour Jardin. Devenu aubergiste tout en demeurant cuisinier , il a ouvert cette maison en 2007 avec son épouse Marion, gagnant l’étoile au guide rouge et le label Relais & Chateaux avec son allure de maison contemporaine et même design sous sa façade de tradition régionale.
Les chambres et les salons avec leurs baies vitrées ont le charme d’aujourd’hui, ménageant des vues variées sur le jardin planté de beaux arbres, la piscine et le paysage des collines labourdines. Les couloirs de l’hôtel, comme les escaiers s’orne d’oeuvres d’art, notamment de splendides photos en noir et blanc dédiées aux traditions d’ici. La maison fait, bien sûr, gastronomie créative et soignée le soir. Mais la nouveauté du lieu est les dînettes du déjeuner offrant une expérience plus décontractée.
La salle de restaurant mode se mue en Café Basque d’aujourd’hui, revisitant les classiques de la cuisine régionale avec le savoir-faire du malicieux Cédric. La carte est articulée autour de six thèmes — “Pour commencer la fête”, “La mer”, “La terre”, “Le végétal”, “La ferme” et “Les gourmandises indispensables au plaisir”.
Parmi ses réussites, on notera le croque basque au jambon blanc ibaïama et tomme Arrokiaia, les asperges blanches vanillées, avec main de bouddha et poisson fumé ou encore le carpaccio de maigre, petit-pois et sorbet piquillos. On peut se régaler encore de tartare de veau fumé au foin, avec ses copeaux de pomme de terre, de cappuccino de champignons au madiran et mousse sous-bois ou encore de paleron de bœuf Herriko fumé et rôti, avec une purée d’échalotes grillées au xérès.
Le choix de vins au verre fait la part belle au grand Sud-Ouest sans oublier de pays basque. Et les des desserts (riz Bomba de Navarre au lait, chips et granité saké ou île flottante aux noisettes de Saint-Pée) se croquent avec plaisir.














Et toujours cette même erreur !
Rappelons donc, même à un critique à priori averti, que ce ne sont pas les chefs qui sont étoilés, mais leurs restaurants !!!
(https://guide.michelin.com/fr/fr/article/features/l-etoile-michelin-tous-ses-secrets-partie-1)