L'Équerre à l'Eautel
« Toulon : l’Equerre de charme »
Dans un hôtel dédié à Gilbert Bécaud au cœur de Toulon, et à deux pas de l’Arsenal, cette table de bonne compagnie avec ses belles idées marines, son décor soigné, son imposante verrière et son air de ce loft gourmand, joue le bon rapport qualité prix charme sans mal. Aux commandes du lieu, Nicolas Maïer, le chef passé à Lyon dans le groupe Bocuse, et Yassine Belaïd, le directeur de salle qu’on vit jadis au Cannet des Maures au château Saint-Roux, donnent un coup de jeune à la maison.
On aime ainsi le crémeux de céleri et vanille, avec radis « read meat » au sirop à l’anis et shiso, qui fait un plaisant amuse-bouche, comme le risotto végétal avec ses graines de tournesol, céleri rôti, salade de pois gourmands ou encore les carottes en textures avec mousse de brocciu, crumble aux herbes qui démontrent un trop plein d’idées et une générosité sans faille. Le seul défaut : des assiettes surchargées. Mais le goût y est.
Les tentacules d’encornets grillés, avec leur mijoté de pois chiche au citron confit et leur sauce vierge très provençale, le rôti d’agneau aux pommes de terre confites avec sa déclinaison de chou rouge au jus corsé assurent. On boit là dessus un rosé « symphonie » du château Sainte Marguerite 2024 en voyant la vie en rose.
Et on achève sur la tarte Bourdaloue avec sa pâte sucrée au thym, son crémeux chocolat ail noir ou encore la sphère chocolat et fleur d’oranger, plus pâte sucrée à l’huile d’olive, gel citron confit et verveine. Cadre coloré et soigné, plein de gaité.











