Café des Musées
« Paris 3e : charmeur Café des Musées »
Comme un lieu appartenant au Paris de toujours, ce Café des Musées charme, à l’angle de la rue de Turenne et celle, si pittoresque, pourtant méconnue, du Parc Royal. Le cadre 1900 revisité a du chic avec ses inscriptions en façade, son comptoir en zinc à pampres, ses patères en cuivre, ses mosaïques au sol. La carte ne déçoit pas proposant des plats bourgeois traditionnels exécutés avec doigté.
Le chef, le discret souriant Arif Hossain, originaire du Bengladesh, est présent là depuis quinze ans. Ce bel artisan modeste a notamment œuvré ici même avec le chef japonais Daisuke Ikichi, ancien de chez Joël Robuchon, Georges Blanc et Pages dans le 16e et continue de servir le fameux bœuf bourguignon en cocotte avec sa splendide pomme purée, élu par nos amis du Figaroscope comme “le meilleur de Paris”.
Œuf mollet aux girolles, crevettes en tempura au coulis d’épinards sauce hollandaise, belle terrine de campagne et ses pickles, filet de dorade aux légumes du jour, pintade au four avec betterave et pommes purée ont également de la tenue. En dessert, on ne loupe pas l’exquise « shaiwase » crème caramel (dite “je suis heureux” en japonais) qui est un modèle du genre, ni la mousse fromage blanc aux gavottes émiettées et compote de prunes, legs d’une pâtissière nippone douée qui oeuvra chez “Neige d’Eté”.
Et côté vins, les verres issus de magnums comme le frais marsanne de Cuilleron et le gouleyant morgon de Georges Descombes font bel effet.












