L'Alsace
« Paris 8e : l’Alsace aux Champs-Elysées »
Ce temple de la culture alsacienne, au bas de la Maison d’Alsace sur les Champs-Elysées, on vous en a parlé à maintes reprises. On aime son air de brasserie parisienne retrouvée, par l’experte Laura Gonzalez, son comptoir en cuivre, ses bancs de fruits de mer, son air de lieu sans cesse en mouvement, plus le service au petit point qui porte le lieu avec gaieté.
Ces temps-ci, la carte se renouvelle sous le sceau du grand manitou gourmand du groupe Bertrand, Marc-Henry Vergé. Ses rillettes de haddock fumé aux poireaux et citron vert et ses bretzels, ses langoustines aux petits pois au gewurztraminer, sans omettre ses escargots en fricassée aux girolles et riesling ni le turbot aux mêmes girolles sauce riesling, mettent délicieusement à jour le genre. On parle ainsi d’une cuisine « à l’alsacienne », tordant certes le coup à la tradition, mais donnant du relief aux mets classiques d’antan avec des ingrédients made-in-Alsace.
Les plats emblématiques de la maison ? Ils sont toujours au rendez-vous avec le foie gras de canard mi-cuit au gewurztraminer, la ronde des « flammekueche », la terrine de canard au riesling ou le pavé de saumon sauce riesling. Mais le homard grillé béarnaise servi avec ses frites, comme la sole meunière ont également leurs fans.
Reste que le plat vedette de la maison est la choucroute de l’Alsace servie en version royale, avec jarret, échine, lard confit, saucisse blanche, knack et saucisse au cumin fait merveille dans sa générosité grande avec son chou craquant et ses charcuteries de qualité. On boit là dessus la rafraîchissante bière Tigre Bock brassée à Obernai, servie à la pression, le riesling Grand Cru Saering 2020 Domaines Schlumberger à Guebwiller.
Tandis que le gewurztraminer vendanges tardives de Gustave Lorentz 2018 à Bergheim fait merveille avec les desserts comme le soufflé glacé au Grand Marnier et son coulis de fruits rouges, le strudel aux pommes et glace vanille ou encore ces cerises flambées au marc de gewurztraminer avec leur feuilleté croquant sont bien dans l’esprit de la région. On fait glisser le tout, in fine, avec un marc de gewurz de chez G.Miclo à Lapoutroie, en chantant la gloire de l’Alsace éternelle.














Cher Monsieur Pudlowski,
En arrivant à la Brasserie l’Alsace tel le critique de renom que vous êtes, c’est sûr on vous sert le meilleur du meilleur….Voire sûrement des plats préparés exprès pour vous….
Car autant vous dire que nous, les clients lambda -alsaciens et parisiens néanmoins- ne sont pas à la même enseigne :
– flammekueche qui n’a rien d’une flammekueche, mais plutôt tout d’une tarte à l’oignon : chargée de tout en effet : trop plein d’oignons, plein de gros lardons, du fromage râpé, mais molle. Préparée à l’avance, donc pas possible de l’avoir non gratinée…Elle n’a RIEN à voir avec la tarte flambée que l’on peut trouver dans notre région. Le chef en a-t-il jamais goûté une « vraie »? Une tarte flambée doit être fine, et faite minute, sinon il ne faut pas en servir! Les fonds de tarte existent, il n’y a pas plus simple à préparer, même en utilisant un four électrique. À 17,50€ cela mériterait au moins cet effort.
– Quant à la choucroute : INSIPIDE, et je pèse mes mots. Vous NE POUVEZ PAS avoir trouvé que ce choux était bon, car il n’a absolument AUCUN goût! Knacks plutôt bonnes, saucisse blanche servie bouillie…et échine et lard grisonnants et sans saveur par trop plein de réchauffements successifs…
– Pinot noir de chez Lorentz, correct mais pas transcendant, et autre Pinot noir pas dispo.
Bref….une « expérience » s’il en est, sûrement pas digne des bonnes brasseries alsaciennes que nous connaissons, alors pourquoi être aussi dithyrambique?!
Déçue forcément, donc, au vu de votre si belle « critique »….