Opère, Cuisine d'Amour
« Aix-en-Provence : les malices d’Opère »
« Opère« ? La façon dont les frères Roy, Martin et Robinson, qu’on a connu chez Gaodina, en lisière d’Aix côté Sud Ouest, nommaient leur grand-père. Ils ont créé, en hommage à leurs aïeux gourmands, ce bistrot chic de bord de route avec ses salles soignées, son beau carrelage, ses tables bien mises, sa vaste terrasse au dehors.
Cécile Lafontan anime le service avec allant et charme, tandis que le chef Max Frobel, originaire de Dresde en Allemagne, qui a travaillé à Paris (chez Girafe), à Singapour et chez Kaseiki au voisin château de la Gaude, joue une partition traditionnelle et franchouillarde revue au goût du jour.
Tartare de bœuf de l’Aubrac au couteau et émulsion d’os à moelle, condiment tabasco, purée d’échalotes au cognac et chips de lin, crevettes cocktail, crème d’avocat, tomates cerises, pamplemousse et sucrine, cecina de picãna ibérique finement tranchée font des entrées sérieuses.
Il y a encore l’entrecôte de cochon des montagnes, purée d’aubergines épicées, salade de mais, haricots verts et piments pickles, jus de cochon au poivron fumé. Plus des desserts classiques mais chics comme l’île flottante aux pralines et le fraisier avec crème vanille et mousse mara des bois.
Avec ça on boit local et régional avec le château Vignelaure ou le rouge de Bargemone « Bascule » 100% syrah. Santé à tous!














Décidément je ne retrouve aucunement votre enthousiasme dans ma propre expérience vécue le 24 avril 2025. Des ambitions sûrement voire des prétentions mais sans les moyens ou une personnalité qui maîtrise l’ensemble. Service flottant, le moins qu’on puisse dire, trois serveurs dispersés au lieu d’un seul impliqué et concentré. Mauvaise organisation: la chiffonnade de l’apéro est apparue après un rappel, lorsque les entrées sont arrivées. Nourriture pas mauvaise bien sûr mais qui laisse sur sa faim tout de même. Impression due aux quantités ou à la mise en assiette? Concernant les toilettes, la ressemblance avec un parc aquatique en plein été était flagrante. Et tout le monde se souvient de ce que Gabin disait des commodités dans un restaurant n’est-ce pas? Mais le pire, ce qui m’ a coupé l’appétit, c’est cette maudite ambiance musicale (pas musique) vulgaire, moulue tout au long du repas, comme dans un bouffe-rapide ou un camion pizza lambda. J’avais l’impression d’être dans une galère et de devoir manger comme ramer, au rythme du tambour. Insupportable. Curnonsky ou Courtine n’auraient pas non plus apprécié. Désolé mais je ne peux cautionner ni recommander. L’entre-deux ne fonctionne manifestement pas. Quitte à payer, payez davantage, pour du solide. Quant à manger à sa faim, on trouve encore dans la région de glorieux petits routiers.