Café Fleurus
« Paris 16e : la belle surprise du Café Fleurus »

Le chef Loïc Monteil et le service © GP
Le lieu est anodin: une brasserie d’angle en ligne de mire sur l’avenue Kléber à deux pas de l’hôtel Péninsula. On pousse la porte et on découvre un comptoir en étain à l’ancienne et des carreaux style métro, des inscriptions folklos et une carte froissée qui pourrait être anodine si elle ne cachait pas des plats fort sérieusement mis.
Il y a là, en effet, un vrai chef en ligne de mire qui mise sur la qualité en la personne de Loïc Montel ancien de Yannick Alleno au Meurice, qui pratique là un registre connu, classique, tradi, quoique parfaitement assumé, avec modestie et sans forfanterie cachée.
Il y a là, par exemple, un splendide foie gras de canard mi-cuit avec ses condiments aillés et poivrés, de la cecina de boeuf fumée, des escargots au beurre persillé (en direct de la Maison de l’Escargot rue Fondary dans le 15e), des artichauts frits à la romaine (ou à la juive, c’est pareil), un tartare de boeuf parfaitement assaisonné et flanqué de frites maison ou encore steak de thon et ses aromates qui assurent avec joliesse.
On boit là dessus un crozes-hermitage de Guigal servi en carafe, avant d’achever sur une jolie crème brûlée parfumée à la pistache ou un solide cheese-cake au coulis de fruits rouges. Une belle surprise! D’autant que la maison ouvre tous les jours et, bien sûr, le dimanche…










