Brasserie Boëhm
« Strasbourg : Boëhm, brasserie tendance »
Ces temps-ci, Strasbourg renoue avec la tradition des grandes brasseries d’antan. On a salué le retour du Tigre, la création de Météor et, plus, récemment, celle de Chère Amie dans l’ancien hôtel des Postes dxe l’avenue de la Marseillaise. L’une de ses dernières « brasseries tendance » est « à la parisienne » et s’appelle tout simplement « brasserie Boehm », renouant ainsi avec ses origines.
Ce qui se nomma la Chaîne d’Or, sous la houlette de Guy-Pierre Baumann puis de Jean-Noël Dron, a repris son patronyme, d’antan, revenant à sa vocation de lieu populaire. Si vous trouvez que ce lieu coloré a un look un brin « cousin » avec celui des brasseries du groupe « Nouvelle Garde » à Paris (Dubillot, Martin, Bellanger), dites-vous que ce n’est pas tout fait un hasard, car l’architecte est le même. Mais le patron de ce lieu-ci est un pur strasbourgeois, Pierre Diebold, dont les parents tenaient l’Hôtel de l’Europe dans la même grand rue.
Au chapitre des réjouissances gourmandes, on pratique à, en tout cas, le classicisme bourgeois à la parisienne, avec quelques notes de saison. Œuf mayonnaise sur pain brioché, rillettes de sardines, gravlax de saumon avec sa chantilly salée, daurade sauce vierge et ratatouille, tartare de saumon et avocat ou encore moelleuse poitrine de cochon fermier laqué sauce barbecue, avec son jus aux piquillos et ses pommes grenailles, se croquent avec plaisir.
En dessert, millefeuille minute à la vanille, crumble de noix de pécan, crème caramel « retour en enfance », très vanillé, ou sablé breton, crème mascarpone à la vanille, et fraises sont « pile poile ». Côté liquides, on boit alsacien, avec l’exquis pinot Hering « les authentiques » 2022 à Barr, pur jus, pur fruit, comme une divine surprise. Et on achève avec un café Reck doublé d’un marc de gewurztraminer de chez Windholtz à Ribeauvillé. A Guëter !












