Pfifferbriader
« Strasbourg : la modestie du « Pfiff » »
Le « Pfiff » ? Une winstub comme une guinguette dans le coeur historique de Strasbourg, à deux pas de l’embarcadère des bateaux-promenades circulant sur l’Ill. Dans le quartier de la cathédrale, la maison ouvre tous les jours, sert en continu, propose une cuisine à l’ancienne à petits prix, sous la houlette de Damien Delalleau, qui possède plusieurs affaires en Alsace, le Lohkäs, le Gruber, le Bistrot des Copains, ll Journal, l’auberge du Ried à Erstein ou le Caveau d’Eguisheim, plus quelques autres.
Le cadre de taverne à l’enseigne des « frères Ménétriers », autrement dit les joueurs de fifres, créée jadis pour écluser le trop plein de récolte du vigneron Louis Sipp de Ribeauvillé – ce fut à partir de 1934 -, continue de faire le coup du charme, avec ses banquettes en bois et ses vieux vitraux. L’été, la maison s’ouvre sur l’extérieur, s’offrant une terrasse en angle sur la pittoresque place du Marché aux Cochons de Lait.
Le service est rapide, les tartes à flambées complètent un registre de tradition, escargots à l’alsacienne, tarte à l’oignon, sandre au riesling, avec choucroute et spaetzle, galettes de pommes de terre gratinée au munster et oignons, parfait glacé au marc de gewurztraminer, gâteau forêt noire, glaces cannelle et cassis se goûtent avec plaisir.
On boit là dessus le riesling de Gustave Lorentz à Bergheim qui passe là dessus avec aise. Mais la demeure a le coeur large et les excellents vignerons, Muré, Seltz ou Cattin ont également le mot à dire. Voilà une demeure historique qui fait honneur à sa ville par sa gentillesse, sa modeste, son esprit d’ouverture.













