Quimper : un bouillon nommé Max
Dans l’ancienne maison du poète Max Jacob, ami de Picasso et Cocteau, Guy Diquelou qui n’est jamais à court de bonnes idées (le Prieuré dans le quartier de Loc-Maria, le Chantier à Concarneau, le Café du Port à Brest, l’hôtel de la pointe Sainte-Barbe au Conquet, c’est lui), a créé un bouillon presque comme à Paris… ou en mieux! Le sérieux breton en plus.
Œufs mayo (même un peu trop cuits), rillettes de maquereau extra fraîches, saucisse au couteau avec sa purée et son nid de sauce, brave hachis Parmentier, aile de raie carrément exquise et présentée désarêtée sur son lit de pomme purée, plus mousse au chocolat craquante et aérienne servie dans sa marmite en fonte font simplement plaisir.
On y ajoute le petit côtes du Rhône du Vaucluse dit le vin des artistes, en rouge et en blanc, le décor empierré et le patio pris d’assaut l’été, tout près du quai de l’Odet. Plus les petits prix qui sont ceux d’un bouillon, donc moins élevés que ceux d’une brasserie ou d’un bistrot dont le genre se rapproche. Et l’on se dit qu’il y a là une bonne pioche quimpéroise à saisir. Vive la Bretagne modeste et gourmande, même lorsqu’elle se prend pour Paris !











