Chez André
« Paris 8e : quoi de vieux? André! »
Un lieu idéal, en terrasse, tout près des Champs-Elysées, pour un repas de copains : chez André, qui a bonne mine depuis 1936. Le cadre Art déco avec son comptoir, ses deux salles confortables, ses notes brunes et rouges, ses tables bien nappées, ses serviettes en tissu, rassurent. Comme ses plats de toujours. Voilà, évidemment, la pépite bistrot du groupe Joulie (Sébillon, Congrès Maillot et Auteuil, Boeuf Couronné, Auberge Dab, Wepler, Européen ou Café du Commerce, sans oublier les trois Bouillons Chartier, ceux des Grands Boulevards, de Montparnasse et de la Gare de l’Est).
Le service de dames en noir avec leurs tabliers blancs brodés fait bel effet. Le registre culinaire ne bouge pas ici, mais c’est bien ce qu’on aime. Escargots persillés, oeuf mayo, salade de lentilles servi dans son pot en grès, salade de haricots verts et grana padano font des entrées sans épate.
On poursuit avec le gigot d’agneau de l’Aveyron, le parfait filet de bœuf au poivre, la saucisse fraîche au couteau pommes purée (du lundi), le tartare de bœuf (attention de ne pas top le hacher ce qui a pour effet de le réduire en purée) avec frites et salade, sans omettre de se partager les fromages affinés du moment (camembert, cantal, bleu d’Auvergne, reblochon).
On arrose le tout de l’exquis chinon domaine du Roncée clos de la Commanderie ou du fruité morgon côte du Py signé Jacques Dépagneux. Et on achève avec les profiteroles au chocolat, la crème brûlée, l’aérienne mousse au chocolat ou encore le craquant mille-feuille vanille, non sans sacrifier, in fine, au calvados du Père Jules de Léon Desfrieches à Saint-Désir-de-Lisieux ou au Bas-Armagnac de Gelas à Vic-Fezansac. Santé à tous!












