Le Lanaud
« Saint-Hilaire-Bonneval : les réjouissances carnassières du Lanaud »
Le pôle de Lanaud : voilà le berceau de la race limousine géré par un groupement unissant 1500 éleveurs. La table a été reprise par le modeste Aurélien Demars qui possédait jusqu’ici sa propre maison, l’Adéquat à Saint-Hilaire-Bonneval. Le lieu, imaginé jadis par Jean Nouvel, est vaste, a vue sur les pâturages voisins et propose une cuisine canaille de haut niveau fort bien menée, servie avec maestria par le déluré Thomas, parisien venu ici par passion et qui a fait ses classes chez les Costes à Paris ainsi qu’à la Remigeasse a Oléron avec le MOF David Boyer.
On picore les petites assiettes façon tapas carnassiers comme la planche de jambon sec cul noir du Limousin, la poêlée d’amourettes sauce chimichurri, les coeurs de canard en persillade et piment d’Espelette ou encore les oeufs fermiers de Meuzac présentés façon mimosa, avec herbes fraiches et chips de jambon sec. Mais le marbré de foie gras de Glanges en deux cuissons témoigne d’une grande finesse.
On y ajoute de jolis plats canailles sur le mode tripier comme le croustillant de pieds de cochon sauce bourguignonne au vin rouge qui fait une entrée de choix, plus la tête, langue et fraise de veau sauce ravigote avec ses pommes vapeur, d’une belle tenue. La pièce de bœuf Limousin maturée et simplement grillée avec ses légumes de saisons constituent un des mets stars de la maison.
On arrose le tout d’un pécharmant, d’un bergerac, d’un corrézien merlot/cabernet des 1001 vignes ou encore un souple et riant Saint-Nicolas-de-Bourgueil « la barrique des copains » du domaine du Grollay qui se boit à la régalade.
En desserts, on hésite entre le digeste « trou limousin » (sorbet pomme et. Gauloise verte de Limoges) avec sa madeleine au chocolat et les gourmandes profiteroles maison avec glace caramel au beurre salé, sauce chocolat chaud. Ou on prend les deux ! Une belle maison, conviviale, avec ses tablées bruyantes et joyeuses.












